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Communay. Fer autrement : « la mobilisation est la clé de la réussite du combat »

Jeudi, le Fer autrement a organisé, conjointement avec Fracture (Fédération régionale des associations contre le train en zone urbaine et pour le respect de l’environnement), une réunion publique, à la salle des Brosses de Communay. La réunion a précédé l’assemblée générale de l’association.
Gilbert Barnachon, président du Fer autrement, entouré de son conseil d’administration, a été heureux de voir une fois de plus l’engouement des sympathisants contre le fuseau (Grenay-Plaine d’Heyrieux-Sibelin Nord) du Contournement (fret) ferroviaire de l’agglomération lyonnaise (CFAL) : 300 personnes étaient présentes à la réunion.
Comme prévu, deux figures politiques ont participé activement aux débats : Michèle Rivasi, députée européenne (EELV) et Jean-Charles Kohlhaas, conseiller régional (EELV).
Par la voix de Gilles Renevier, Fracture a présenté l’Anneau des sciences et ses conséquences sur l’Est lyonnais. Le projet de contournement routier de l’agglomération a pour but de faciliter les déplacements locaux et boucler le boulevard périphérique. Dans cette optique, un contournement Est de Lyon (CEL) pourrait être réalisé, ajoutant une infrastructure supplémentaire dans le secteur.
Jean-Louis Puchol, président de Fracture, a expliqué le combat pour obtenir des autorités et Réseau ferré de France (propriétaire et gestionnaire des réseaux ferroviaires) un nouveau fuseau du CFAL, plus à l’Est, et surtout loin des secteurs urbanisés (jumelage avec la ligne à grande vitesse Lyon-Marseille).
Jean-Charles Kohlhaas, président de la commission Transports à la Région, a pris la parole en précisant sa position sur le CFAL et comment il compte porter sa position auprès de son exécutif régional car pour lui : « la France ne peut pas faire l’économie d’un véritable développement du fret ferroviaire, mais sous une forme multimodale »
Michèle Rivasi, députée européenne (EELV), a expliqué l’intérêt de la mobilisation citoyenne : « Je sens souvent une indignation citoyenne, qui doit se concrétiser dans le travail mené dans les associations telles que Fer autrement. Par contre, je suis très contente de voir les élus ce soir, soutenus par une telle assemblée ».
Michèle Rivasi évoque la possibilité de requêtes vis-à-vis des directives européennes, auxquelles doit se soumettre l’Etat, concernant les lois sur l’eau, les risques et les dangers subis par les riverains. Pour elle, l’union reste le meilleur moyen pour faire avancer les positions des riverains.
Les membres de Fracture regrettent que le préfet du Rhône et le ministre des Transports ne les aient jamais reçus afin d’écouter leurs propositions alternatives. À travers les échanges avec les invités, le Fer autrement a alimenté la réflexion du public sur le CFAL et sur l’importance de l’implication personnelle. Pour Gilbert Barnachon : « Les débats ont bien montré que la mobilisation est la clé de la réussite du combat que nous menons depuis 11 ans ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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