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Avec ou sans fracturation hydraulique, no gazaran!

Les titulaires de permis d’exploration et de prospection de gaz et huiles de schiste avaient deux mois, à partir de la loi adoptée le 14 juillet 2011, pour remettre un rapport au gouvernement français précisant la technique qu’ils comptaient employer pour extraire ces ressources fossiles.

Michèle RIVASI avait fait un recours contre le permis de Montélimar (accordé à Total) de façon à obtenir toutes les informations concernant les conditions d’octroi de ces permis.

Le rapport remis par l’entreprise Total au gouvernement français ne stipule pas l’emploi de la fracturation hydraulique, ce qui leur permet de conserver leur permis d’exploration.

« Total est toutefois incapable de nous dire quelle autre technique l’entreprise va utiliser : il n’en existerait aucune autre à ce jour, même si on entend parler de fracturation pneumatique. Cette loi n’ayant pas abrogé pour autant les permis accordés, les détenteurs des permis pensent que jouer le temps leur permettra de revenir au moment opportun, quand le calme aura remplacé la tempête citoyenne.

Quelle que soit la technique utilisée je continuerai à m’opposer à l’extraction de ces ressources fossiles car elles contribuent à augmenter les émissions de gaz à effet de serre et il n’existe aucune technique n’impactant pas durablement l’eau, la santé et les paysages qui font la richesse de notre patrimoine. La France doit amorcer une transition énergétique et les écologistes comptent bien imposer cette idée dans le débat des présidentielles. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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