A A

Après la mobilisation sur les gaz de schiste, Michèle RIVASI interpelle de nouveau le préfet de la Région Rhône Alpes

Après la réunion de coordination nationale réunissant tous les collectifs de lutte contre les gaz de schiste de samedi à Saint Marcel, et introduite par Michèle Rivasi, puis la manifestation à Villeneuve de Berg, l’eurodéputée Europe Ecologie- Les Verts ne compte pas en rester là.
Elle avait interpellé en Janvier Jean François Carenco, ancien directeur de cabinet de Jean Louis Borloo et actuel préfet de la Région Rhône Alpes, réclamant la suspension des arrêtés ministériels de permis de recherche de mines hydrocarbures liquides ou gazeux, et l’organisation d’un débat public à l’échelle régionale sur la question de gaz de schiste.
Mais la réponse du préfet de région, reçue récemment, comporte des imprécisions.
Tout d’abord concernant la « déclaration d’ouverture des travaux », où le préfet du département concerné doit imposer au déclarant « les prescriptions qu’il estime nécessaires au vu de la notice d’impact ».
Michèle RIVASI demande des détails concernant cette notice d’impact évoquée dans le courrier du Préfet. « Je demande à savoir à quelles prescriptions et à quels critères le déclarant devra se conformer concrètement si une demande d’autorisation de permis est faite
Le préfet de la région Rhône Alpes mentionne à la fin de son courrier son intervention auprès des sociétés concernées, leur demandant de « ne pas poursuivre leur dossier », mais malgré tout de « procéder au dépôt d’une demande administrative ».
« En demandant aux industriels de ne pas poursuivre leur dossier, le préfet de la région Rhône Alpes prend acte des manifestations citoyennes et de la suspension des travaux découlant de la mission d’inspection commandée par la ministre de l’écologie. Cependant, l’ambiguïté concernant cette « demande administrative » est vite levée ; l’on comprend bien que la suspension des travaux est provisoire car le préfet indique lui même la nécessité de déposer ce dossier…», déclare l’eurodéputée. « Ceci pourra fera une fois la mission d’inspection clôturée, c’est-à-dire après le 31 Mai 2011 », conclut elle.
Au niveau européen, la députée européenne initiera la création d’une coordination européenne des collectifs, et réunira les experts et les ONG de différents Etats de l’UE (Pologne, Suède, Autriche, Angleterre, Grèce…) pour tenter de faire front commun à l’exploitation en Europe des hydrocarbures non conventionnels, que les lobbies pétroliers et gaziers veulent imposer, avec la complicité des Etats.
Agenda : à l’initiative de Michèle RIVASI et du collectif drômois de lutte contre les gaz de schiste, une réunion publique d’information sera organisée à la Maison des Syndicats de Valence Lundi 14 Mars à 20h30 (un extrait du documentaire Gasland y sera diffusé)

Articles similaires :

Tags: , ,

Leave a Reply

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Michèle Rivasi.


Twitter FaceBook Flux RSS

Rechercher :

Dernière vidéo :
  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

    Articles similaires :

Ad Ad

Suivez-moi sur Facebook!

Associations

Archives