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« Destot-Bouvard sur le Lyon-Turin : le duo de l’enfumage »

Michel Bouvard et Michel Destot, les deux parlementaires chargés d’une mission par le Premier ministre sur les possibilités de financement du projet de ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin, ont fait des récentes déclarations sur l’eurovignette pour financer ce projet. Michèle RIVASI, eurodéputée écologiste et qui a saisi l’OLAF pour dénoncer les conflits d’intérêt dans ce dossier, réagit :

« Les fameux duettistes n’ont rien dit lorsque le Ministre des Transports a décidé de diminuer les tarifs des tunnels routiers pour les camions. Ils n’ont rien dit lorsque le même ministre a décidé d’ouvrir à la circulation la deuxième galerie du Fréjus, soit disant limitée à l’usage des pompiers. Ils n’ont rien dit non plus lorsqu’au tunnel du Mont blanc les camions les plus polluants ont pu payer moins cher en 2014 qu’en 2013 !

Et ils ne disent rien aujourd’hui alors que les camions pourraient monter sur des trains comme en Suisse et en Autriche sur des lignes existantes au départ d’Ambérieu. Cela coûte d’ailleurs moins cher de 150 euros environ aux camions que de passer par la route !

On n’entend pas non plus les deux parlementaires lorsque la presse révèle la triche, le mensonge et les arrangements sur le marché Lyon-Turin, non plus sur les marchés attribués à la mafia italienne.

Et toujours pas lorsque des travaux sont engagés en méconnaissance des accords internationaux.

On ne les entend toujours pas lorsque la Cour des comptes exige la certification des coûts par un tiers extérieur comme prévu par l’accord franco-italien.

Bref on ne les entend que pour faire de la communication chèrement payée aux frais des contribuables : alors que l’éco taxe a été enterrée, la ressortir pour le Lyon-Turin c’est de l’enfumage médiatique !

Leur seul but est de faire la promotion du Sommet franco-italien, dont, selon moi la seule déclaration intelligente serait :

  • L’arrêt du chantier et de la gabegie financière et tous les conflits d’intérêts
  • Exiger de Fret SNCF qu’il fasse du report de camions sur les trains au départ d’Ambérieu, c’est possible dès demain !

Chez les écologistes, nous sommes pour l’utilisation des infrastructures ferroviaires existantes !

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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