A A

OUI AU VACCINS, NON AUX LOBBIES

OUI AU VACCINS, NON AUX LOBBIES

La santé Publique et l’intérêt général sont mes seules boussoles.

Depuis quelques semaines je suis caricaturée en militante anti vaccins. Ce qui s’apparente à une campagne calomnieuse, vise à disqualifier mon combat politique. Je ne peux laisser passer de telles attaques sans mot dire.

Ma réponse vise à rétablir la vérité et à rassurer celles et ceux qui ont pu être troublés par de telles allégations. J’écris pour terrasser l’hydre de la rumeur et du soupçon. Que les choses soient claires : je ne remets pas en cause l’utilité de la vaccination, et je sais ce que les vaccins ont apporté en termes de progrès sanitaires au 20eme siècle, de lutte contre la mortalité infantile…

Scientifique de formation, diplômée de l’Ecole Normale Supérieure et agrégée en biologie, fondatrice du premier laboratoire indépendant sur la radioactivité en France (la CRIIRAD), je rejette depuis toujours l’obscurantisme. J’avance sous le double drapeau de l’intérêt général et de la santé publique. Amiante, levothyrox, prothèses mammaires je me suis battue toute ma vie pour faire respecter la santé des gens et contre les mensonges des lobbies.

Mon combat depuis toujours a été pour la transparence et l’information des citoyens.

Récemment d’ailleurs, sur le glyphosate nous avons obtenu une belle victoire au niveau de la Cour de Justice de l’UE qui oblige l’EFSA à rendre publiques l’ensemble des études gardées confidentielles au nom de l’intérêt commercial et du secret des affaires.

Combattre les « liaisons dangereuses » qui gangrènent l’intérêt général et mettent en péril la santé publique, entre le monde de la recherche, de l’expertise scientifique et celui de l’industrie et de l’argent est pour moi un impératif catégorique.

J’ai malheureusement commis une erreur regrettable en invitant il y a 2 ans dans un débat M. Wakefield. Si c’était à refaire, je ne le referais pas : son étude dépubliée par The Lancet et son film ne m’ont pas convaincue. L’indigence des arguments avancés suffit à discréditer la thèse et l’auteur. Cette invitation malheureuse et inappropriée a donné une occasion en or aux lobbys de la santé de m’attaquer directement ou indirectement.

Qu’ils sachent pour autant que je ne les crains pas et qu’on ne me fera pas taire.

Mon combat est un combat contre les lobbies.

Je l’affirme donc haut et fort : je suis pour la vaccination ; pour la protection de la santé. C’est pour cette raison que je réclame depuis des années, et en ai parlé directement avec la Ministre de la Santé, des études indépendantes sur les adjuvants (aluminiques notamment) utilisés dans les vaccins, sur l’effet cocktail des 11 vaccins sur les nourrissons de moins de 18 mois, et une amélioration de la pharmacovigilance concernant les produits de santé. Ces réponses doivent être portées à la connaissance du public.

Nous avons réussi à obtenir la transparence et la traçabilité sur les aliments, mais c’est toujours impossible avec les produits de santé. On nous oppose le secret des affaires.

Alors que la défiance de nos concitoyens envers les vaccins (suite aux divers scandales sanitaires et à la multiplication des conflits d’intérêts) s’accentue, il me semble pourtant que débattre de la politique vaccinale en France est nécessaire pour restaurer la confiance et protéger nos concitoyens.

Il faut exiger la transparence dans les prises de décisions et s’assurer que les décisions prises, notamment en ce qui concerne la loi sur l’obligation vaccinale, n’ait pas été prise ou suggérée sous l’influence du lobbie pharmaceutique. Il faut mettre fin aux conflits d’intérêts et aux portes tournantes entre les élus et les dirigeants et experts d’agences sanitaires et les laboratoires pharmaceutiques.

Chacun doit comprendre que l’opacité crée le doute.
Chacun doit se convaincre que qui veut rétablir la confiance demande la clarté.
Nul ne pourra désormais prétendre ignorer ma position : les vaccins oui, les lobbies non.

Articles similaires :

Tags: , , ,

Leave a Reply

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Michèle Rivasi.


Twitter FaceBook Flux RSS

Rechercher :

Dernière vidéo :
  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

    Articles similaires :

Ad Ad

Suivez-moi sur Facebook!

Associations

Archives