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Vaccins – De la nécessité de débattre pour restaurer la confiance: stop aux procès en sorcellerie !

07 Fév 2017

Communiqués, Medias

J’organise à Bruxelles une projection-débat sur les vaccins qui a pour titre « leur sûreté en question / Comment restaurer la confiance ? » jeudi 9 février entre 9h30 et 13h30 en présence du réalisateur du film et des professeurs Montagnier (Prix Nobel de Médecine et co-découvreur du virus du VIH) et Montanari (qui a analysé la présence de nano-particules de métaux lourds dans les vaccins) notamment. J’avais invité l’OMS à participer à ce débat pour lui donner une forme contradictoire mais ils ont décliné l’invitation.

Je subis – depuis que cette invitation est partie – une crucifixion en règle et suis assimilée aux anti-vaccins et à une vulgaire obscurantiste malgré ma formation scientifique (je suis normalienne) et les preuves du sérieux de mon travail en tant que co-fondatrice du laboratoire indépendant d’analyse de la radioactivité la CRIIRAD ou que parlementaire travaillant sur les sujets de santé publique et de santé environnementale.

Alors que la défiance de nos concitoyens envers les vaccins (suite aux divers scandales sanitaires et à la multiplication des conflits d’intérêts) s’accentue il me semble que débattre de la politique vaccinale en France est une nécessité absolue.

Contrairement, à ce qu’avait dit la Ministre de la Santé « la vaccination, ça ne se discute pas », je pense au contraire que c’est par la pédagogie, la transparence et l’argumentation que nous pourrons ramener la confiance en sortant de l’épidémie de conflits d’intérêt et en retrouvant une juste évaluation de la balance bénéfices / risques.

Je sais ce que les vaccins ont apporté en terme de progrès sanitaires au 20eme siècle, de lutte contre la mortalité infantile… Je n’ai jamais remis en cause l’utilité des vaccins. Je m’intéresse aux causes de cette défiance et tente d’y remédier en proposant des solutions (cf. liens ci-dessous). Je m’interroge aussi sur l’effet d’aubaine des vaccins pour l’industrie pharmaceutique qui compense la panne d’innovation thérapeutique majeure (en dehors des traitements anti-cancéreux) par la mise sur le marché de vaccins pas toujours utiles. Il faut savoir que le chiffre d’affaire de la Big-Pharma concernant les vaccins est passé de 6 milliards d’euros en 2006 à 20 milliards en 2012 et à 42 milliards prévus fin 2016. Il ne faut pas que les vaccins deviennent le nouveau Jackpot des laboratoires.

J’ai déploré également récemment la mascarade de débat public qui vient d’être organisé par le Ministère de la Santé qui ne participe pas au fait de lutter contre les sources de cette défiance.

Je ne valide pas la thèse du film projeté -le lien de causalité entre le vaccin ROR et l’autisme doit encore être prouvé scientifiquement- mais considère qu’il convient de s’interroger sur l’explosion des cas d’autisme aux Etats-Unis (1 enfant sur 45 serait autiste) et dans une moindre mesure en Europe. Je sais que les causes de l’autisme seraient à moitié génétiques et à moitié liées à des facteurs environnementaux à l’instar de l’exposition aux pesticides pour les femmes enceintes.

Il faut sortir du caractère quasi religieux et scientiste qu’a la vaccination en France, pays de Louis Pasteur. Débattre dans la transparence permet d’éviter les dérives complotistes et de rompre avec l’opacité faisant le lit de la défiance grandissante de nos concitoyens.

Pour aller plus loin:
Anti-vaccin, non. Vaccin-critique, oui.
Remise du rapport Hurel sur la vaccination: pour un vrai débat public pluraliste
Vaccins : 7 propositions pour restaurer la confiance de la population

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One Response to “Vaccins – De la nécessité de débattre pour restaurer la confiance: stop aux procès en sorcellerie !”

  1. Eudier Jean-Pierre dit :

    Je salue votre courage et j’admire votre engagement.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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