A A

Vacance au Ministère de l’Ecologie: une stratégie peut en cacher une autre

23 Fév 2012

Communiqués, Medias

Nathalie Kosciusko-Morizet a quitté le ministère de l’écologie pour se consacrer à son rôle de porte-parole du candidat Sarkozy et ne sera pas remplacée. Cette décision est en parfaite continuité avec le sabotage des principes du Grenelle de l’environnement, pourtant promu par Nicolas Sarkozy lui-même.

Pour Michèle RIVASI, porte-parole d’Eva Joly, cette décision ne fait que conforter le désintérêt croissant de l’UMP pour l’écologie: « Le départ de NKM, sans remplaçant, c’est un message politique fort…qui cache peut-être des manœuvres politiciennes au sommet de l’Etat »

« Premièrement, c’est un symbole pour le lancement de sa campagne: il choisit la carte NKM de la séduction pour ratisser large et modérer l’image déplorable du reste de son équipe, formée d’anciens du FN et autres partisans de la droite dure pour une France forte. »

« C’est aussi un désaveu institutionnel pour l’écologie. Aucun autre ministère n’aurait été traité de la sorte: imagine-t-on un moment le ministère de l’Industrie, de la Santé ou de l’Economie délaissé ainsi? Non, en tout cas l’orientation politique donnée à la campagne est claire: on ne parlera pas d’écologie sauf pour taper sur Eva Joly. Pourtant, il n’y aura aucune sortie de crise possible sans faire de l’écologie un moteur vertueux de la reprise économique. »

Enfin, Michèle RIVASI met en garde les Français face à ce que pourrait cacher une telle décision: « De nombreux dossiers délicats sont en cours de finalisation au sommet de l’Etat. Que ce soit sur les OGM ou sur les gaz de schiste, deux sujets fortement rejetés par la population, des arbitrages interministériels devaient être faits très prochainement. Dans les deux cas, il y avait désaccord avec le ministère de l’Agriculture et celui de l’Industrie et de l’Energie, tous deux favorables à une prise de risque inconsidérée. C’est pourquoi il faut rester vigilant et empêcher que ces arbitrages passent en catimini, dans une période où les média n’ont d’yeux et d’oreilles que pour les petites phrases des candidats. »

Articles similaires :

Tags: , , ,

Leave a Reply

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Michèle Rivasi.


Twitter FaceBook Flux RSS

Rechercher :

Dernière vidéo :
  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

    Articles similaires :

Ad Ad

Suivez-moi sur Facebook!

Associations

Archives