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Tchernobyl: Inauguration d’un centre médical pour le suivi des victimes de la radioactivité

25 Avr 2013

Communiqués, Medias

Ce 26 avril 2013, date anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, l’Union européenne officialisera la coopération UE-Ukraine en matière de protection des populations affectées par la radioactivité encore présente dans les territoires contaminés de Tchernobyl.

Pour célébrer cet événement, Mme Michèle RIVASI, Vice présidente du Groupe des Verts/ALE au Parlement européen et fondatrice de la CRIIRAD ainsi que Mme Corine LEPAGE, députée du Groupe des Libéraux et Démocrates du PE se rendront sur place (programme disponible sur demande à michele.rivasi(at)europarl.europa.eu)

C’est suite à un long processus institutionnel et à l’obstination des Verts/ALE au Parlement européen que des projets défendant la protection des victimes de Tchernobyl sur le long terme ont pu voir le jour.

Profitant des crédits liés à la politique européenne de voisinage dans les pays de l’Est de l’Europe, le groupe des Verts-ALE avait introduit un amendement demandant à ce que l’étude des conséquences de Tchernobyl et le suivi médical des victimes soient inclus dans l’assistance aux pays tiers dans le domaine du nucléaire civil.
Cette demande était tout à fait légitime puisque, parmi les objectifs fixés pour les crédits finançant l’assistance dans le domaine de la sûreté nucléaire , il était écrit noir sur blanc qu’ils devaient permettre la mise en place d’un dispositif efficace pour atténuer les conséquences d’un accident nucléaire, mais aussi des mesures de protection civile et d’assainissement.

Après avoir investi des centaines de millions d’euros dans la construction d’une enceinte de protection (« sarcophage ») et la sécurisation du réacteur de Tchernobyl, l’Union européenne démontre sa volonté de s’intéresser aussi aux conséquences sanitaires qui affectent les victimes silencieuses de cette catastrophe permanente.

Ainsi, la surveillance et l’analyse des conséquences de l’accident nucléaire de Tchernobyl sur la santé publique et l’environnement des Etats voisins pourront enfin bénéficier de crédits budgétaires inespérés.

Sur les 4 millions débloqués pour financer ce centre médical, la répartition budgétaire est la suivante :

  • Deux millions serviront au financement des activités médicales du centre, visant entre autres à assurer un suivi médical et épidémiologique des victimes tout en leur assurant le niveau d’information et d’aide médicale nécessaires pour limiter l’impact sanitaire continu de la radioactivité dans l’environnement.
  • Un million servira au financement d’un incinérateur disposant de filtres empêchant la dissémination de radioactivité dans l’environnement. C’est un enjeu important puisque d’immenses quantités de bois contaminé sont encore brûlées dans cette zone.
  • Un million servira au financement d’une serre permettant de cultiver des aliments sur des terrains non contaminés, afin d’assurer aux enfants de la zone une nourriture saine empêchant la continuation de la contamination radioactive interne par ingestion alimentaire.

 

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One Response to “Tchernobyl: Inauguration d’un centre médical pour le suivi des victimes de la radioactivité”

  1. mésenguy isabelle dit :

    très bonne nouvelle, ce centre médical pour le suivi des victimes de la radioactivité se limitera-t-il à Tchernobyl (zone géographique)? quelle est l’année zéro? quels critères retenus? des bases de données cartographiées par années,par affections, par pays? publiés en accès libre sur différents sites.
    Merci.
    isabelle mésenguy

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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