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Santé: respirer un air pollué ne doit plus être une fatalité

30 Mar 2012

Communiqués, Medias

Une étude de l’Inserm récemment publiée et menée sur 6.000 écoliers révèle que près d’un enfant sur trois évolue dans une école où l’air intérieur est mauvais pour leur santé. Pour Michèle RIVASI, porte-parole d’EVA JOLY ce constat est alarmant.

« Ces derniers jours ont été marqués par des pics de pollution, surtout en région parisienne où les seuils d’alerte ont été dépassés. Mais le danger n’est pas qu’à l’extérieur. Les enfants passent près de 80% de leur temps à l’intérieur (école, chambre), et le mobilier, les produits ménagers, les peintures, colles, vernis, etc. qui les entourent dégagent des substances allergènes, irritantes ou cancérigènes qu’ils inhalent au quotidien. Quand le niveau de certains polluants comme le formaldéhyde (1) ou le benzène (2), est trop élevé, les risques d’asthmes et de rhinites allergiques sont plus importants. Il est urgent de réduire leur exposition à ces substances nocives et de faire en sorte que les niveaux de polluants n’atteignent pas des seuils supérieurs aux valeurs recommandées, comme c’est le cas aujourd’hui. Et cela passe par la réduction des émissions de polluants et par l’élimination de la mise sur le marché de matériaux toxiques. »

« Il faut donc veiller à aérer les classes et chambres des enfants, même si l’idéal reste les séjours réguliers à l’air pur (plus de 50 km hors des agglomérations). Malheureusement, la démocratie sanitaire est une fois de plus en jeu: les familles enfermées en ville ou périphéries car n’ayant pas le choix, sont plus exposés que celles qui ont l’occasion de partir fréquemment à la montagne ou à la mer », regrette la députée européenne.

(1) substance reconnue cancérigène par l’Organisation Mondiale de la Santé

(2) le benzène est issu des combustions et notamment du trafic routier.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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