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Sacs plastiques – Feu vert pour la nouvelle stratégie de réduction des pollutions par les plastiques

28 Avr 2015

Communiqués, Medias

Le Parlement européen a donné aujourd’hui son accord final pour les nouvelles règles européennes de réduction des sacs plastiques. Les nouvelles règles obligent les gouvernements de l’UE d’adopter des mesures d’envergure permettant de réduire le recours aux sacs plastiques à usage unique.

Commentaires à l’issue des votes de Margrete Auken, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et rapporteure du texte pour le Parlement européen:
« Ces nouvelles règles vont permettre de réduire drastiquement l’usage des sacs plastiques et sont une avancée historique face aux problèmes générés par les déchets plastiques et les déchets en général. Pour la première fois, nous aurons des mesures contraignantes au niveau européen pour la réduction des déchets. Les Etats membres de l’Union européenne devront prendre des mesures pour réduire l’usage des sacs plastiques mais ils auront le choix: soit ils mettront fin à la gratuité des sacs, soit ils opteront pour des objectifs ambitieux de réduction (1). La fin de la gratuité est l’option la plus évidente: là où elle est déjà appliquée, cette mesure a plus efficace pour stopper la consommation de sacs plastiques à usage unique. Cependant, elle doit pour cela être appliquée très largement, depuis le gros supermarché au petit commerce du coin de la rue. »

Pour Michèle Rivasi, Vice-Présidente du groupe des Verts/ALE: « Si les écologistes se réjouissent aujourd’hui, il reste encore des marges d’amélioration, notamment en ce qui concerne les sacs dits « oxo-biodégradables ». Au lieu de se dégrader lors d’un processus de compostage, et donc de permettre la fabrication de matière organique homogène, ces matières se fragmentent en millions de micro-plastiques. Au lieu de réduire le risque lié à la dissémination de plastique dans les écosystèmes, cette fausse bonne solution augmente le risque: des polluants infiniment plus petits donc moins visibles et infiniment plus nombreux donc plus diffus. Les écologistes auraient bien sûr voulu interdire ce nouveau fléau. Une majorité au sein du Parlement européen et du Conseil avait été trouvée. Malheureusement, la religion de la Commission Juncker en a décidé autrement: au nom de la simplification réglementaire, la sacro-sainte « better regulation » en anglais, la Commission européenne a empêché qu’une telle mesure de prévention ne soit prise. La Commission a perdu l’occasion qui lui était offerte de protéger la biodiversité. Au lieu de cela, elle a préféré privilégier les intérêts d’une industrie de niche. »

(1) La consommation moyenne de sacs plastiques à usage unique dans l’UE était de 176 sacs par personne et par an en 2010. Les objectifs de réduction sont les suivants: passer à 90 sacs d’ici 2019 (soit une réduction de presque 50% par rapport à 2010) et à 40 sacs d’ici 2025 ( soit au total une réduction de 80% par rapport à 2010).

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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