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REMISE DU RAPPORT HUREL – VACCINS: pour un vrai débat public pluraliste, 7 propositions pour restaurer la confiance de la population

09 Nov 2015

Communiqués, Medias

Le vaccin est aujourd’hui sur la sellette. L’érosion de la confiance (dans la population, mais aussi dans le corps médical) s’explique notamment par les deux retentissants scandales des campagnes vaccinales contre l’hépatite B et la grippe H1N1 ces dernières années, les révélations de collusions public / privé au niveau de l’expertise et des autorités sanitaires en France, les doutes pesant sur les risques sanitaires des adjuvants ou excipients présents dans les vaccins (sels d’aluminium, mercure…), la sous-évaluation volontaire des risques et les dérives commerciales du vaccin devenu un jackpot pour les laboratoires pharmaceutiques en panne d’innovation.

Dans ce contexte, la Ministre de la Santé Marisol Touraine a confié à Sandrine Hurel la rédaction d’un rapport relatif à la politique vaccinale en France dont les conclusions doivent être rendues publiques demain. Nous en attendons une transformation de cette politique vaccinale. Celle-ci doit notamment intégrer le principe de précaution inscrit dans le préambule de notre Constitution et mettre fin à l’emprise de l’industrie pharmaceutique.

Marisol Touraine s’est également engagée cet été à organiser un débat public sur les vaccins en France. Pour nourrir ce débat qui doit être mené de manière transparente et doté d’une organisation permettant la pleine participation de tous les acteurs, 7 revendications sont incontournables.

· METTRE FIN AUX CONFLITS D’INTERETS PAR LA MISE EN PLACE D’UN POLE
· RENFORCER LA PHARMACOVIGILANCE
· RENFORCER LA RECHERCHE PUBLIQUE
· EN FINIR AVEC L’OBLIGATION VACCINALE
· REMETTRE SUR LE MARCHE UN DTPOLIO SANS ALUMINIUM
· ADOPTER UN MORATOIRE SUR LE GARDASIL
· RECONNAITRE LES VICTIMES DES VACCINS ET LES INDEMNISER

Ces exigences s’inscrivent dans le débat public recommandé en septembre 2014 par le Haut Conseil de la Santé Publique (HSCP), que nous espérons voir mené par le CNDP.

La perte de confiance envers les vaccins marque la fin d’une époque : celle de la sacralisation de la parole des « sachants ». Finie l’époque où les français déléguaient aveuglément leur santé à leur médecin. Nous sommes maintenant dans une relation plus égalitaire entre le médecin et son patient, celui-ci ayant accès plus facilement à l’information scientifique. L’échange que cela permet est la garantie d’un choix éclairé dont on est peu habitué dans le domaine de la vaccination.

Il ne faut pas craindre le débat sur la politique vaccinale française ! La Ministre de la Santé ne peut plus affirmer d’un ton péremptoire : « la vaccination, cela ne se discute pas ». Il faut faire confiance à l’intelligence collective, à la capacité de compréhension des uns et des autres, loin des oukases de l’ancien temps !
Car comment ne pas être favorable à la vaccination quand on connait les ravages du passé causés par la polio, le tétanos, la diphtérie ? Au XXe siècle, les vaccins ont permis, avec l’amélioration des conditions de vie et d’hygiène et l’usage des antibiotiques, de fortement diminuer la mortalité infantile et d’éradiquer certaines maladies infectieuses. L’adhésion populaire a été immédiate, car le vaccin était un produit de santé.

Il est malheureusement devenu, depuis les années 80, un produit essentiellement marchand, ce qui a généré (et génère toujours) de nombreuses dérives qui ont alimenté la méfiance de nos concitoyens.

Restaurer la confiance par un vrai débat public, voilà l’urgence.

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4 Responses to “REMISE DU RAPPORT HUREL – VACCINS: pour un vrai débat public pluraliste, 7 propositions pour restaurer la confiance de la population”

  1. Virginie dit :

    Bravo pour votre engagement, la remise du rapport de Madame Hurel a t il eu lieu? Nous espérons qu’il contiendra ces points…

  2. Bernard Guennebaud dit :

    Bien sûr qu’il y a beaucoup à dire sur les vaccinations où l’expertise se présente tel Moïse descendu du Sinaï avec les tables de la Loi directement dictées par Dieu. Pourtant il est très facile de montrer que les auteurs d’études épidémiologiques peuvent passer à côté de signaux très forts comme 52% de conversions d’atteintes démyélinisantes en scléroses en plaques chez les enfants vaccinés hépatite B contre 32% chez les non vaccinés.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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