A A

Réacteur EPR de Flamanville: le chantier de la honte pour le fleuron du nucléaire

14 Mar 2015

Communiqués, Medias

Des amendes ont été requises aujourd’hui, notamment contre Bouygues TP qui a selon le parquet joué un rôle central dans une affaire de travail dissimulé de centaines d’étrangers sur le gigantesque chantier du réacteur nucléaire EPR de Flamanville.

Réaction de Michèle RIVASI, eurodéputée EELV, à l’issue de ce procès: « Les premières alertes ont eu lieu en 2009, mais il aura fallu attendre deux décès de travailleurs étrangers sur le chantier de l’EPR pour que l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) commence à enquêter sur les conditions de travail et d’emploi de ces ouvriers en 2011. Cette enquête a poussé EDF à réagir et ordonner à ses sous-traitants l’expulsion indigne de travailleurs exploités dont les droits ont été méprisés. »

« Les donneurs d’ordre que sont EDF et Bouygues ne peuvent en aucun cas rejeter la responsabilité sur les sociétés Atlanco ou Welbond: elles ont été utilisées délibérément pour frauder et favoriser le travail dissimulé. Et Bouygues se défend en évoquant des dysfonctionnements administratifs: mais de qui se moque-t-on? Cette situation est une honte, il est grand temps de faire du ménage en France dans tous les chantiers qui méprisent les droits des travailleurs et l’autorité de l’État, qui très souvent finance d’ailleurs des projets de grande envergure avec des budgets colossaux. Mais pour cela, il faut se donner les moyens de ses ambitions et ça ne semble pas être une priorité du gouvernement: la proposition de loi (socialiste!) visant à renforcer le pouvoir de l’inspection du travail a été reportée sine die en mai 2014. Un comble. »

« La sous-traitance est une pratique bien trop répandue dans le domaine du nucléaire, il serait grand temps que la chaîne des responsabilités s’applique enfin aux donneurs d’ordre. Le recours à des intermédiaires servant de fusibles n’est pas un hasard: la fraude aux cotisations sociales est une démarche volontaire qui mérite des sanctions plus fortes. On ne peut pas dissuader la répétition de telles malversations avec des amendes largement inférieures aux bénéfices réalisés grâce à la fraude. »

Articles similaires :

Tags: , ,

One Response to “Réacteur EPR de Flamanville: le chantier de la honte pour le fleuron du nucléaire”

Leave a Reply

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Michèle Rivasi.


Twitter FaceBook Flux RSS

Rechercher :

Dernière vidéo :
  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

    Articles similaires :

Ad Ad

Suivez-moi sur Facebook!

Associations

Archives