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Protégeons la santé des Européen-ne-s sur leur lieu de travail: le message clair du Parlement européen à la Commission

25 Nov 2015

Communiqués, Medias

Le Parlement a approuvé ce mercredi 25 novembre le rapport Christensen sur la santé et la sécurité au travail. Ce rapport invite la Commission européenne à être beaucoup plus volontariste dans ce domaine afin d’assurer de bonnes conditions de travail aux salarié-e-s européen-ne-s et de mieux protéger leur santé.

Réaction de Michèle Rivasi et Karima Delli, députées écologistes au Parlement européen

« Le vote de ce rapport est une bonne nouvelle. Espérons qu’il permettra de secouer la Commission européenne, car elle a tendance à trainer des pieds quand il s’agit d’améliorer les conditions de vie des travailleurs et des travailleuses dans l’entreprise.
La Parlement européen s’est prononcé pour une meilleure protection des salarié-e-s face aux substances cancérogènes et mutagènes en demandant que la Commission fixe plus de valeurs limites d’exposition à ces substances. Ce point est essentiel dans le secteur du BTP où les salarié-e-s sont souvent exposé-e-s à l’amiante et au goudron, entre autres.
Nous nous réjouissons par ailleurs que ce texte reconnaisse les dangers présentés par les perturbateurs endocriniens, ces substances particulièrement nocives pour les femmes notamment. Mais il faut aller plus loin, et que la Commission présente au plus vite une stratégie pour en prévenir les risques. Enfin, le rapport approuvé aujourd’hui souligne également la nécessité de reconnaitre les risques liés au stress, et notamment le burn-out. En effet, selon l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, « plus de la moitié des travailleurs signalent que le stress au travail est fréquent et en Europe, le stress est le deuxième problème de santé lié au travail le plus évoqué. » Il était donc urgent que le Parlement alerte la Commission à ce sujet. Espérons désormais que le consensus large du Parlement européen autour de cette question incitera le Conseil et la Commission à être ambitieux sur le sujet dans les prochains mois. La santé des Européens au travail en dépend.
 »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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