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Premier pas vers la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens

04 Fév 2013

Communiqués, Medias

Michèle Rivasi, députée européenne EELV a été nommée par le ministère de l’Ecologie membre du groupe de travail relatif à l’élaboration de la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens, dont la première réunion s’est tenue vendredi 2 février dernier. Composé de parlementaires, de représentants des ministères concernés (dont celui de la Santé), des ONG, des fédérations professionnelles, des agences et d’experts spécialisés sur ces sujets, ce groupe de travail présentera en juin prochain en Conseil des ministres une stratégie comprenant des actions de recherche, d’expertise, d’information du public et de réflexion sur l’encadrement réglementaire des perturbateurs endocriniens.

En tant que co-rapporteure de la résolution européenne sur les perturbateurs endocriniens, Michèle Rivasi rappelle la nécessité de prendre des actions concrètes pour réduire l’exposition de la population à ces produits : « les études scientifiques ne laissent plus de place au doute : anomalies génitales chez les garçons, puberté précoce chez les filles, infertilité, obésité, diabète, cancers hormonodépendants et autres maladies chroniques sont de plus en plus nombreux. Il est donc urgent d’agir par le biais de mesures concrètes (campagnes d’information) pour éviter l’exposition des personnes les plus à risque comme les femmes enceintes et les enfants, premières victimes de ces substances. Il faut donc interdire la mise sur le marché communautaire des jouets et articles de puériculture contenant des perturbateurs endocriniens préoccupants, alerter sur les dangers de certaines peintures ou mobiliers vernis dans les chambres d’enfants ».

« L’industrie doit pour sa part avancer dans la recherche de produits de substitution non dangereux, pour remplacer ceux qui contiennent des perturbateurs endocriniens. Et que l’on ne vienne pas me dire que ça coûte trop cher ! Un rapport publié il y a quelques jours par par l’Agence européenne de l’environnement (AEE) suggère que le fait d’encourager le développement d’alternatives aux produits chimiques nocifs stimulera efficacement l’innovation », explique l’eurodéputée.

Pour mémoire, la France a interdit l’usage du bisphénol A (BPA) dans tous les matériaux au contact des aliments destinés aux moins de trois ans depuis le 1er janvier 2013, et pour tous les âges à partir de 2015. La Belgique et la Suède ont suivi pour les produits alimentaires destinés aux enfants de moins de trois ans. Quant au Danemark, premier pays à adopter une telle mesure sur le BPA en 2010, il a annoncé récemment que quatre phtalates ne seraient plus autorisés dans de nombreux biens de consommation.

Le groupe de travail doit se réunir le 22 mars et le 17 mai prochains.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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