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Pour en finir avec les scandales sanitaires

16 Avr 2012

Communiqués, Medias

Comment en finir avec les scandales sanitaires qui minent notre pays? C’est la question posée ce lundi 16 avril au Sénat par quatre organisations non gouvernementales (1) aux candidats à la présidentielle.

Pour Michèle RIVASI, porte parole d’Eva JOLY, il est grand temps de changer d’architecture institutionnelle pour éviter à l’avenir des scandales type Mediator, amiante, ondes électromagnétiques, bisphénol A, insecticides, et autres métaux lourds qui empoisonnent notre quotidien.

Les ONG proposent une loi comprenant vingt-cinq mesures pour reconstruire la sécurité sanitaire. « Europe Ecologie – Les Verts adhère totalement à ces propositions« , souligne Michèle Rivasi. « Le système actuel fonctionne mal, il y a trop de conflits d’intérêts. Les 4 axes proposés par les associations permettent de réorganiser le dispositif des agences de sécurité sanitaire, de construire la sécurité sanitaire autour d’une vision globale de l’environnement, de développer la recherche en santé environnement et de construire un droit protecteur du citoyen basé sur le principe de précaution.

« Aujourd’hui, les associations nous ont rappelé à travers des exemples concrets qu’il est grand temps de sortir de ce scénario qui se répète inlassablement : une innovation technologique est lancée (procédé, molécule), sans études d’impact sanitaire car les bénéfices attendus prennent le dessus sur la précaution. Les agences de sécurité sanitaire font preuve d’une attitude complaisante (maintien de normes obsolètes insuffisantes, conflits d’intérêts dans les comités experts…) et les lanceurs d’alerte qui détectent un problème ne sont pas écoutés, voire sanctionnés. Puis, l’industrie se met à fabriquer du doute lorsque l’évidence scientifique se construit. C’est ainsi que les crises éclatent, à cause des intérêts supérieurs des lobbys pour développer au plus vite un produit ou une technologie« , explique l’eurodéputée, qui espère que le prochain gouvernement saura entendre les propositions faites aujourd’hui.

(1) Générations Futures, Réseau environnement santé, Robin des toits et Ecologie sans frontières

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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