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Pollution de l’air: les États membres se moquent du Parlement européen et de la santé de nos concitoyennes et concitoyens

17 Déc 2015

Communiqués, Medias

En octobre dernier le Parlement s’était clairement positionné pour renforcer la position de la Commission européenne fixant de nouvelles règles à respecter d’ici 2025 et 2030 sur les émissions de certains polluants dangereux pour la santé.
Mais voici que les États membres (le Conseil) tentent de détricoter le texte du parlement.

Pour Michèle RIVASI, Vice-présidente du groupe Verts-ALE et membre de la Commission environnement et santé publique:
« Le Parlement avait envoyé un signal fort en octobre pour réduire les émissions de polluants nocifs. Notre vote avait permis de renforcer la proposition de la Commission européenne qui vise notamment à réduire les émissions de méthane de 33% d’ici 2030, de 27% pour l’ammoniac et 51% pour les particules fines. Ces polluants contribuent aussi bien à réchauffer le climat qu’à causer de graves problèmes de santé publique. Pourtant, les ministres de l’environnement des États membres ont décidé de relever les plafonds d’émissions de ces polluants au plus grand mépris du vote du parlement. Ils ont même entrepris de sortir le méthane du cadre de ce texte: un cadeau pour les extracteurs de charbon et de gaz naturel.
Alors que la pollution de l’air est responsable de près de 494 000 morts prématurées sur le continent européen les ministres de l’environnement des États membres ne semblent pas très inquiets. Nous ne lâcherons rien sur ce sujet et nous continuerons à mettre la pression sur les États membres et la Commission pour protéger notre environnement et la santé de nos concitoyennes et concitoyens.
 »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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