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Plus de 650.000 citoyens demandent l’interdiction des néonicotinoïdes

17 Mar 2016

Communiqués, Medias

Les pétitions lancées par SumOfUs, Avaaz, Change.org, Fondation Nicolas Hulot, Agir pour l’environnement, d’autres organisations et moi-même ont permis de récolter plus de 650.000 signatures à travers la France pour que l’amendement visant l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes soit intégré à la loi Biodiversité qui sera votée dans les heures qui suivent la parution de ce communiqué.

Des centaines d’études scientifiques le prouvent : les pesticides néonicotinoïdes sont extrêmement nocifs pour les abeilles, qui sont responsables du tiers de la pollinisation de notre production agricole. Les plus de 650.000 signatures rassemblées par les différentes organisations appellent les Député-e-s à ne pas céder aux pressions des lobbies de l’industrie des phytosanitaires, et à adopter au sein de la loi biodiversité l’amendement visant à interdire les néonicotinoïdes.

Il est urgent d’agir pour sauvegarder les abeilles et autres pollinisateurs, assurer notre sécurité alimentaire et préserver la santé humaine sur le long terme.

“Aujourd’hui, les Député-e-s auront la chance de voter avec le soutien massif de plus de 650.000 citoyens pour l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles” déclare Fatah Sadaoui, Chargé de campagne senior chez SumOfUs. “C’est une occasion historique qui va bien au-delà de la protection de la biodiversité : il s’agit d’un vote pour que l’intérêt général passe avant l’intérêt de l’industrie agro-chimique. Les membres SumOfUs demandent aux Député-e-s d’embrasser cet élan populaire et de protéger l’environnement en votant pour l’interdiction totale et définitive des néonicotinoïdes.”

Alex Wilks, directeur de campagne chez Avaaz, a déclaré : « Voter contre les abeilles, c’est voter contre l’humanité. Sans elles, les écosystèmes sur lesquels notre vie toute entière repose s’effondreront. Les lobbyistes font tout pour que les néonicotinoïdes continuent d’être utilisés; mais si les députés les laissent influencer leur vote, ils se retrouveront aux prises avec de véritables essaims de citoyens français les ayant appelés à défendre nos abeilles. »

Pour Sarah Durieux, directrice des campagnes de Change.org en France, “la pétition lancée par Michèle Rivasi sur notre plateforme fait partie des pétitions les plus populaires avec près de 100.000 signatures. La question des pesticides mobilise régulièrement nos utilisateurs, un signe que ce sujet est au coeur des préoccupations des Français.”

Michèle Rivasi, députée européenne (EELV) à l’origine de la pétition sur Change.org estime que « se débarrasser de ces pesticides néonicotinoïdes doit rester une priorité. Les interdire, c’est d’abord protéger l’agriculture en général car les cultures qui dépendent des pollinisateurs assurent plus d’un tiers de la production mondiale de nourriture selon l’INRA (Institut National de Recherche Agronomique). Mais prohiber ces substances nocives c’est aussi protéger la santé des agriculteurs et agricultrices, qui connaissent déjà de nombreux soucis économiques. »

Pour Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement, “L’interdiction des pesticides “tueurs d’abeilles” est vitale pour la sauvegarde de la biodiversité; c’est également une nécessité pour enclencher une dynamique amenant notre agriculture vers une transition respectueuse des milieux et des hommes”.

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One Response to “Plus de 650.000 citoyens demandent l’interdiction des néonicotinoïdes”

  1. DAVID dit :

    NON aux néonicotinoïdes! Honte à Le Foll! On pense à l’avenir de nos enfants????

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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