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Perturbateurs endocriniens : la France avance, l’Europe doit suivre

29 Avr 2014

Communiqués, Medias

Alors que paraît aujourd’hui une étude de Générations futures sur l’exposition des enfants aux pesticides perturbateurs endocriniens (PE), le projet de Stratégie Nationale Perturbateurs Endocriniens (SNPE) est présenté ce 29 avril au Conseil National de la Transition Ecologique (CNTE). Les écologistes se réjouissent de ce pas supplémentaire vers plus d’encadrement de ces substances chimiques qui perturbent le système hormonal.

Pour Michèle Rivasi, députée européenne Vice présidente du groupe des Verts/ALE, « après des mois de travail entre ministères concernés, élus, ONG, et représentants de l’industrie et une consultation publique en août dernier, nous attendions de voir si nos propositions allaient bien être reprises dans le projet de stratégie. Nous sommes satisfaits de constater que c’est globalement le cas. Il s’agit d’un thème émergent de santé publique, ayant également des implications économiques et sociales. Il est aujourd’hui indispensable de protéger les populations les plus vulnérables (femmes enceintes et jeunes enfants), c’est pourquoi nous avons insisté sur l’importance de lancer une campagne d’information offensive pour informer la population qui ignore encore le danger de ces substances ». Il est aussi urgent de légiférer sur les perturbateurs endocriniens, avant que le traité TAFTA nous empêche de le faire« .

La France doit être leader sur ce terrain et ainsi pousser la Commission européenne à reprendre le dossier qui a été abandonné aux mains des lobbys industriels qui bloquent pour l’instant la situation. La Commission a décidé in extremis de mener à bien une étude d’impact, ce qui a pour conséquence de retarder la mise en place de critères pour définir les PE. L’urgence est sanitaire, environnementale mais aussi juridique: les écologistes continueront à faire pression au Parlement européen sur les autres groupes politiques et sur la Commission européenne pour qu’enfin la stratégie européenne voie le jour et que l’Europe protège efficacement ses citoyens.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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