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Pandemrix & Narcolepsi​e : l’Agence Européenne des Médicament​s se range à l’évidence scientifiq​ue et déconseille les injections chez les moins de 20 ans

23 Juil 2011

Communiqués, Medias

Communiqué de presse, Valence, 23 juillet 2011
VACCINS H1N1 & RISQUE DE NARCOLEPSIE : l’EMA DECONSEILLE ENFIN LES INJECTIONS DE PANDEMRIX CHEZ LES MOINS DE 20 ANS

Le 21 juillet 2011, l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) a décidé de déconseiller les injections de Pandemrix, le vaccin anti H1N1 produit par GSK, chez les moins de 20 ans en raison du risque de narcolepsie associée à ce vaccin. Un risque estimé 6 à 13 fois plus important selon l’avis de l’Agence.

Pour l’EMA toutefois, la balance bénéfice risque du Pandemrix reste positive et son emploi recommandé si le vaccin saisonnier anti grippe n’est plus disponible et qu’une immunisation contre le virus A/H1N1 reste nécessaire.

« Cette décision était attendue depuis longtemps, commente l’eurodéputée Michele Rivasi d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) qui a obtenu fin juin 2011 l’accès aux comptes rendus des discussions de l’EMA sur le Pandemrix. La première alerte date du mois d’août 2010. Les études finlandaises, suédoises puis françaises sont venues confirmer dès janvier 2011 l’existence d’un risque de narcolepsie au moins 4 fois plus élevé chez les moins de 20 ans vaccinés avec le Pandemrix. En mai 2011, les représentants de 7 états membres se sont exprimés au sein de l’EMA en faveur d’une restriction de l’emploi du Pandemrix chez les moins de 20 ans. Mais ce n’est que maintenant que l’EMA se range à l’évidence scientifique. »

« Il est regrettable que l’EMA est mis plus de six mois pour prendre une décision qui paraissait évidente, discutée depuis plusieurs mois et déjà en vigueur dans deux états membres. Pourquoi attendre aussi longtemps pour en faire bénéficier les patients ? insiste Michele Rivasi. Il apparait de plus en plus clair que dans son organisation actuelle, l’EMA ne fonctionne pas correctement. Cela nuit à la crédibilité et à la confiance des citoyens européens dans l’ensemble des institutions sanitaires européennes. L’EMA doit se réformer de toute urgence. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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