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Pandemrix : l’ECDC rejoint l’analyse de Michèle Rivasi et demande à l’EMA des décisions courageuses

13 Mai 2011

Communiqués, Medias

Le Pandemrix, un vaccin anti-H1N1 produit par GSK et autorisé par l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) depuis septembre 2009, est soupçonné depuis août 2010 d’avoir provoqué des cas de narcolepsie sur plus de 150 enfants. Fin janvier 2011, 162 notifications suggèrent une narcolepsie en lien avec l’injection du Pandemrix. 55 signalements proviennent de Finlande, 20 de France, 8 d’Allemagne, 2 d’Irlande, 1 des Pays-Bas, 10 de Norvège, 1 du Portugal, 61 de Suède. Parmi les 61 cas de narcolepsie dénombrés en Suède chez les enfants et adolescents âgés de 4 à 19 ans, 52 ont reçu du Pandemrix, en général deux mois avant l’apparition des symptômes.

Les études faites en Finlande, en Suède et en France observent une augmentation du risque de narcolepsie 4 à 9 fois plus élevé chez les enfants et adolescents vaccinés avec le Pandemrix.
Le 30 mars 2011, dans un courrier adressé à l’EMA et dont Michèle Rivasi a obtenu une copie, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) formule un certain nombre de propositions. L’ECDC invite notamment l’EMA à reconsidérer sa position sur l’emploi du Pandemrix,  même temporairement.

Le 14 avril 2011, l’EMA a uniquement recommandé l’ajout d’un avertissement sur la notice et invité les médecins à décider par eux-mêmes de l’injection ou non du Pandemrix.

Suite au courrier de l’ECDC, Michèle Rivasi (Les Verts / ALE), a demandé à l’EMA une copie de sa réponse. «J’ai aussi demandé à l’Agence de me transmettre les comptes rendus des discussions menées depuis janvier 2011 au sein de l’EMA, et de m’indiquer quels étaient les Etat membres rapporteur et co-rapporteur sur la pharmacovigilance du Pandemrix.»

«L’expérience du Médiator et la désastreuse gestion de sa pharmacovigilance au sein de l’EMA, entachée de soupçons de conflits d’intérêts nationaux, me fait me poser de sérieuses questions sur le manque de réactivité de l’EMA à entendre et prendre en compte les signaux d’alerte que remontent les autorités sanitaires de trois états membres. Deux ont d’ores et déjà suspendu, sans attendre, les injections de Pandemrix, » explique l’eurodéputée française, spécialiste des questions de santé publique et de pharmacovigilance.

«C’est pourquoi je m’interroge. L’avis de l’ECDC vient conforter mes remarques. A l’EMA de nous apporter, à moi et aux citoyens européens, des réponses satisfaisantes.»

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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