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Ondes électromagnétiques : les écologistes verts de rage (ledauphine.com)

05 Fév 2013

Medias, Revue de presse

par Philippe GONNET le 04/02/2013 à 06:04

En marge des “États généraux de la République”, qui se déroulaient vendredi et samedi à la maison de la culture MC2, l’eurodéputée Michèle Rivasi ne décolérait pas.

« Fleur Pellerin [ministre déléguée auprès du ministre du Redressement productif, chargée des petites et moyennes Entreprises, de l’Innovation et de l’Économie numérique] ment ! », tonnait-elle dans le studio de danse de Jean-Claude Gallotta.

La raison de ce courroux ? Le renvoi en commission, une heure avant sa discussion par les députés jeudi, du projet de loi concocté « en temps utile » par les députés d’Europe Écologie Les Verts (EELV).

Une « procédure rare »

« C’est une procédure rare ! », s’indignait Michèle Bonneton, députée EELV de l’Isère. « Et surtout, ça n’a jamais été fait contre ses alliés ! », renchérissait Michèle Rivasi.

Fleur Pellerin ayant évoqué des « peurs irrationnelles », Michèle Rivasi a sorti ses chiffres.

Ou plutôt ceux du Circ (Centre international de recherches sur le cancer) « qui dépend de l’OMS » (Organisation mondiale de la Santé), et qui, du coup, « a classé les champs électromagnétiques de radiofréquence comme peut-être cancérogènes pour l’homme ».

« On a sous-estimé les effets perturbateurs », argumente la scientifique, en s’appuyant également sur les études de l’Agence européenne de l’environnement comme sur celles du Parlement européen. Qui « préconise 0,6 volt par mètre ». Or « la Belgique est à 3, la Suisse à 6 et la France à 41 ! »

Mais ce que Michèle Rivasi n’a (toujours…) pas digéré, c’est que Fleur Pellerin oppose à ses homologues nationaux « les trois milliards que s’apprêtent à investir les opérateurs » au motif que « ça crée de l’emploi… C’est un scandale ! »

Et d’enchaîner : « On n’est ni contre l’innovation ni contre les 20, voire 30 milliards qui vont être investis dans la fibre optique ».

Et puis, « plus on baisse la puissance, plus on multiplie les antennes, et plus on crée de l’emploi. Le gouvernement a purement et simplement empêché les parlementaires de s’exprimer ! »

Or « notre projet de loi ne prévoyait que des mesures d’information ! Avec ce gouvernement, c’est un pas en avant – le mariage pour tous – et trois en arrière – les ondes électromagnétiques, les universités… »

Grenoble ayant été choisi comme ville expérimentale, Éric Piolle, qui pourrait conduire une liste en 2014, demande donc à Michel Destot de « rendre publics les résultats de ces trois années d’expérimentation. »

« Quel type d’innovation veut-on à Grenoble ? Montrer comme on soigne bien le cancer, ou le prévenir ? », interrogeait in fine le conseiller régional.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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