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Ondes électromagnétiques: le gouvernement va-t-il enfin reconnaître les personnes électrohypersensibles ?

02 Juil 2013

Communiqués, Medias

Michèle Rivasi, députée européenne EELV s’est rendue le 7 septembre 2012 et le 23 avril 2013 au ministère de la Santé pour interpeller Marisol Touraine sur la situation des personnes souffrant d’électrohypersensibilité, c’est à dire ayant une sensibilité très aiguë aux champs électriques et électromagnétiques (pour en savoir plus). Cela fait plusieurs années que l’eurodéputée défend la cause de ces personnes qui doivent endurer un véritable calvaire au quotidien. Le 27 juin dernier, le Collectif des électrosensibles de France et Priartem, deux associations qui luttent contre les ondes électromagnétiques, ont a leur tour été reçus par le cabinet de la ministre. Le communiqué publié par les associations à l’issue de cette rencontre indique que le gouvernement pourrait mettre en place prochainement une « surveillance sanitaire » du phénomène de l’hypersensibilité électromagnétique.

Michèle Rivasi, se félicite de ce pas en avant : « malgré les nombreuses études indépendantes qui viennent démontrer l’impact des ondes sur la santé (1) , ce sujet reste encore très tabou. Pourtant, je rencontre de plus en plus régulièrement des personnes souffrant au quotidien de la proximité des antennes relais, du wifi et de toutes les sources de pollution électromagnétique. Nous ne pouvons plus les ignorer, c’est donc une bonne chose que le gouvernement commence à prendre au sérieux cette question de santé publique qui risque de se transformer en scandale sanitaire dans quelques années si l’on n’agit pas ».

« Il est maintenant urgent de proposer à ces personnes électrosensibles des solutions pour pouvoir continuer à vivre en société sans exclusion. Il ne suffit pas de créer des zones blanches, c’est à dire dénuées de toute exposition aux ondes toxiques, il faut également reconnaître leur statut de personne handicapée, afin qu’elles puissent bénéficier d’aides et de prise en charge à la hauteur de leur maladie. Nous devons aussi appliquer le principe de précaution, pour préserver ceux qui ne sont pas encore touchés, et abaisser les valeurs limites d’exposition encore beaucoup trop élevées (2) »

1) http://www.priartem.fr/Conclusions-du-rapport.html
2) le Conseil de l’Europe recommande aux gouvernements européens d’établir une comme valeur-limite d’exposition 0,6 V/m. L’OMS a classé les ondes électromagnétiques comme pouvant être cancérigènes pour l’être humain

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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