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OGM : l’énième refus du parlement européen

08 Juin 2016

Communiqués, Medias

En octobre 2015, le Parlement européen s’est opposé à la proposition de la Commission de renationaliser la procédure d’autorisation d’importation des OGM qui accéléreraient leur mise sur le marché. Un message que l’exécutif européen n’a pas compris en décidant d’imposer deux nouveaux OGM auxquels le Parlement vient de s’opposer ce mercredi 8 juin.

Réaction de Michèle Rivasi, députée écologiste au Parlement européen:

« Les citoyennes et les citoyens nous rejettent, les députés européens ne veulent pas de nous, les scientifiques nous jugent risqués mais la Commission européenne nous adore. Qui sommes-nous ? Les organismes génétiquement modifiés.
Alors que la Commission cherche une fois de plus à autoriser l’importation d’un œillet (Suntory, Japon) et d’un maïs (Syngenta, Suisse) génétiquement modifiés en Europe, le Parlement s’y est clairement opposé, une fois de plus.
Les procédures d’autorisation d’OGM dans l’UE ne permettent pas de s’assurer que l’OGM en question n’est pas dangereux pour la santé humaine. En l’absence d’études indépendantes, les autorités européennes en sont réduites à se baser sur les études des industriels. Cela donne parfois des résultats inquiétants: nous avons par exemple appris en octobre 2015[1] que les modifications génétiques réelles de certains OGM de l’agrochimiste Syngenta n’étaient pas celles qui avaient été enregistrées lors de leur autorisation.
Dans un cadre européen aussi laxiste et dont profitent les industriels, les écologistes refusent l’importation des OGM comme ce maïs Bt11× MIR162 × MIR604 × GA21. Développé par Syngenta pour être résistant à de nombreux herbicides, il ne fait que perpétuer une agriculture industrielle destructrice des eaux, des sols, de la biodiversité et de la santé des citoyens.
La Commission européenne doit arrêter de se faire le relais des intérêts commerciaux des multinationales et prioriser notre santé et notre environnement en appliquant le principe de précaution. »

[1] http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/10/14/failles-dans-l-homologation-de-six-mais-ogm-en-europe_4788853_3244.html

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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