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Nouveau scandale financier : la France ne doit plus être complice de l’entente illicite des laboratoires pharmaceutiques

10 Mar 2014

Communiqués, Medias

Le 5 mars 2014, l’autorité italienne de la concurrence a infligé une amende de 182,5 millions d’euros aux laboratoires pharmaceutiques Novartis et Roche, accusés d’entente illicite dans la vente de médicaments. Ces groupes sont soupçonnés d’avoir fait obstacle à la diffusion de l’Avastin, un anticancéreux de Roche qui peut aussi être utilisé dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) et d’autres maladies de l’oeil (entre 30 et 50 euros), au profit du Lucentis de Novartis (près de 900 euros la dose).

Michèle Rivasi, députée européenne Europe-Ecologie, se félicite de l’annonce publiée dans le journal le Parisien selon laquelle la ministre de la Santé, Marisol Touraine, vient de transmettre au Conseil d’Etat un projet de décret qui permettra enfin aux ophtalmologistes d’utiliser l’anticancéreux Avastin dans le traitement de la DMLA.

« Selon l’étude Gefal, menée par le CHU de Lyon et dirigée par le professeur Laurent Kodjikian, les deux traitements sont équivalents (ce que démontraient déjà deux autres essais, CATT aux États-Unis et IVAN en Grande-Bretagne), alors pourquoi avoir attendu si longtemps avant d’intervenir ? Il apparait clairement que Roche et Novartis ont introduit une différence «artificielle» entre les deux produits. Ils ont présenté l’Avastin, meilleur marché, comme plus dangereux, influençant ainsi les choix des médecins et des services sanitaires.

Il était grand temps de légaliser, via la procédure de «recommandation temporaire d’utilisation pour raison économique», l’utilisation de l’Avastin, dont le coût est de 30 € par injection, contre 900 euros la dose de Lucentis. Mais il faut aller plus loin et abroger la circulaire prise en juillet 2012 par la Direction générale de la santé (DGS) interdisant la prescription hors AMM de l’anticancéreux Avastin pour traiter la DMLA. La gabegie n’a que trop duré, comme je l’ai maintes fois répété au vu des différentes études produites par le pharmacien Serge Rader (plus de 10 milliards d’euros d’économie pharmaceutique sont réalisables pour réduire à néant le déficit de la sécurité sociale (1)

C’est pourquoi je viens d’adresser une question écrite à la Commission européenne (prioritaire), lui demandant qu’une expertise soit menée pour confirmer l’entente illicite et lui demandant pourquoi une autorisation de mise sur le marché (AMM) n’existe-elle pas au niveau européen pour permettre au médicament Avastin de traiter la dégénérescence maculaire liée à l’âge, ce médicament étant tout aussi efficace que le Lucentis tout en étant moins cher« .

(1) http://www.michele-rivasi.eu/medias/baisser-le-prix-des-medicaments-permettrait-de-reduire-le-deficit-de-lassurance-maladie/

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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