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Nouveau scandale de la viande de cheval : double peine pour les propriétaires et les consommateurs

30 Août 2013

Communiqués, Medias

Après le cheval vendu pour du boeuf dans toute l’Europe en raison d’une filière peu surveillée, une enquête vient de s’ouvrir pour comprendre pourquoi des chevaux de selle ou de course, impropres à la consommation humaine car ayant bénéficié de traitements médicamenteux, se sont retrouvés dans les abattoirs d’Alès (Gard) de Pézenas (Hérault) et Valenciennes (Nord) après avoir transité en Belgique dans le cadre d’un nouveau trafic.

Michèle Rivasi, députée européenne EELV du grand Sud Est, souligne la double peine infligée à la fois aux consommateurs, trompés sur la marchandise qu’ils achètent, et aux propriétaires de ces chevaux, qu’ils avaient vendus à des maquignons leur garantissant qu’ils allaient passer une retraite paisible au pré :

« Cette affaire montre une fois de plus l’insuffisance criante des contrôles (1) pour éviter la prolifération de réseaux mafieux de ce genre. Des chevaux de propriétaires se sont retrouvés sur les routes pour aller en Belgique, où leur puce électronique et leur carnet de santé ont été modifiés, pour retourner ensuite en France où ils ont été abattus dans le Sud pour être ensuite consommés un peu partout. Inadmissible! Ces chevaux ont très certainement reçu des doses d’anti-inflammatoires comme du phénylbutazone: l’Equipalazone par exemple est très utilisé pour les fourbures par les propriétaires de chevaux. En ingurgiter par le biais de la viande peut s’avérer dangereux pour la santé: cette molécule est en effet toxique pour les reins et les cellules sanguines. Elle peut notamment entraîner des fausses couches ».

En attendant d’en savoir davantage sur l’ampleur de ce nouveau trafic, l’élue écologiste rappelle l’utilité des circuits courts pour l’alimentation : « Au-delà de la traçabilité, le consommateur doit pouvoir connaître l’origine exacte des animaux qu’ils mangent.Il faut changer le modèle productiviste et industriel agricole. En favorisant une agriculture de proximité on réduit le risque de fraudes tout en réduisant notre empreinte écologique. Qu’attend-t-on pour généraliser ces mesures de bon sens? »

(1) Pour rappel la Commission européenne a proposé début mai 2013 de renforcer les contrôles à mener le long de la chaîne alimentaire et de durcir les sanctions financières applicables en cas de fraude. La Commission européenne s’était également engagée à mettre en place un fichier d’identification unique et centralisé des équidés dans l’Union européenne. Ce fichier n’est toujours pas mis en place.

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