A A

Nous n’oublierons jamais Tchernobyl

25 Avr 2017

Communiqués, Medias

31 ANS APRES TCHERNOBYL,

les conséquences continuent,

LA SORTIE DU NUCLEAIRE S’IMPOSE M. MACRON !

 

Nous fêterons demain le triste anniversaire des 31 ans de la catastrophe de Tchernobyl lorsque le 26 avril 1986 l’augmentation incontrôlée de la puissance du réacteur n°4 de la centrale Lénine, conduit à la fusion du cœur, provoquant une explosion libérant d’énormes quantités d’éléments radioactifs. Ce tragique accident nucléaire mobilise des centaines de milliers de « liquidateurs », « chair à neutrons » sacrifiés pour tenter d’éteindre l’incendie et provoque le déplacement de plus de 250 000 personnes.

Rappelons les chiffres : l’ONU estime que ce sont 9 millions d’adultes et plus de 2 millions d’enfants qui souffrent des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl ; l’Académie des sciences de New York estime que 985 000 personnes sont décédées suite à la catastrophe de Tchernobyl.

30 ans après, malgré la multiplication des cancers, des maladies de la thyroïde et des malformations congénitales, l’opacité et la désinformation continuent et le réacteur vient à peine il y a quelques mois d’être correctement confiné, ce qui permettra son démantèlement, à priori. En effet, l’ancienne enceinte (le sarcophage, construit à la va-vite) était totalement délabrée et menaçait de s’effondrer avec le risque de disperser les poussières radioactives encore présentes. Et les infiltrations d’eau faisaient quant à elle peser le risque du redémarrage de réactions nucléaires en cas de contact avec le corium.

Les autorités ukrainiennes souhaitent également créer dans la zone d’exclusion une énorme ferme solaire afin de réduire leur dépendance au gaz russe.

Aussi, je suis à l’initiative avec le groupe Vert / ALE au Parlement européen qui a su trouver des fonds de la Commission européenne, de la mise en place à l’hôpital d’Ivankov d’un centre écologie et santé. Les travaux du Professeur Youri Bandajevski dans ce centre pour comprendre les maladies dont sont victimes les populations locales, et notamment la deuxième génération, les enfants nés après Tchernobyl, sont essentiels. Les résultats de ces études sont inquiétants : sur 3085 enfants de la deuxième génération suivis, 81.9% d’entre eux sont atteints de problèmes cardiovasculaires (arythmie, tachycardie) qui les empêchent d’avoir une vie normale. L’enjeu est maintenant de comprendre si ces problèmes sont liés à une fragilité génétique transmise ou s’ils sont dus à la contamination interne par ingestion d’aliments contaminés.

En France, des milliers de personnes ont également été victimes de l’accident sans aucune reconnaissance des pouvoirs publics et l’Etat ne reconnaît toujours pas avoir menti au mépris de la protection sanitaire des populations.

Aussi, à la veille du second tour de la présidentielle j’interpelle le seul candidat républicain restant en lice Emmanuel Macron pour lui demander, avec nos voisins européens, d’arrêter au plus vite et en tout cas lors du quinquennat les centrales nuclé­aires les plus anciennes (Fessenheim, Bugey et Tricastin) et d’abandonner les chantiers de l’EPR et d’ITER. Il doit aussi reconnaître la responsabilité de l’Etat dans sa gestion de la catastrophe en 1986.

Il est plus que temps aujourd’hui de prendre le même chemin qu’a pris l’Allemagne et d’acter la sortie programmée du nucléaire en 25 ans et le développement concomitant des filières d’énergies renouvelables et de la maîtrise de la demande énergétique.

Puisse ce souhait être entendu par le futur Président de la République.

 

 

 

Articles similaires :

Tags: , , ,

Leave a Reply

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Michèle Rivasi.


Twitter FaceBook Flux RSS

Rechercher :

Dernière vidéo :
  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

    Articles similaires :

Ad Ad

Suivez-moi sur Facebook!

Associations

Archives