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Nagorno-Karabakh : une mission de maintien de la paix doit stopper l’escalade de la violence

04 Avr 2016

Communiqués, Medias

De violents combats entre l’armée arménienne et l’armée azerbaïdjanaise ont mené à la mort de 30 militaires et de plusieurs civils, des deux côtés de la ligne de cessez-le-feu. Une escalade de la violence préoccupante qui doit rapidement pousser l’Europe à prendre fait et cause pour une trêve immédiate, notamment grâce à l’établissement d’une mission onusienne de maintien de la paix.

Réaction de Michèle RIVASI, eurodéputée écologiste : « C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris les évènements se déroulant dans la zone tampon entre le Nagorno-Karabakh et l’Azerbaïdjan. Il est difficile aujourd’hui de comprendre ce qu’il s’est réellement passé, puisque les deux parties belligérantes s’accusent mutuellement d’avoir commencé les hostilités. Ce que je constate néanmoins, c’est que des soldats de l’Azerbaïdjan ont dépassé la ligne de démarcation pour aller assassiner froidement des civils à leur domicile à Talyche. Un tel acte de guerre dépasse les traditionnels échanges de tirs des deux côtés de la ligne de démarcation, c’est un tournant pour le moins inquiétant qui doit réveiller la communauté internationale.

L’Europe doit se mobiliser pour permettre le respect d’un cessez-le-feu qui n’a jamais vraiment fonctionné depuis plus de 20 ans, ou alors l’escalade de la violence mènera à une guerre totale qui déstabilisera l’ensemble de la région. Les deux parties y sont résolument préparées, il est de notre devoir de forcer le destin.

La première urgence est de permettre une surveillance accrue des violations du cessez-le-feu, afin d’empêcher l’Arménie et l’Azerbaïdjan de continuer à s’accuser mutuellement d’avoir interrompu la trêve, sans savoir qui a été à l’origine de la dernière provocation. L’OSCE et le Groupe de Minsk proposent depuis des années la mise en place d’un tel mécanisme d’enquête sur les violations du cessez-le-feu, mais seule l’Arménie s’y était montrée favorable. Rien d’étonnant, puisque le régime d’Ilham Aliyev a tout intérêt à favoriser la stratégie du pourrissement, afin de légitimer une invasion terrestre du Nagorno-Karabakh ».

Et Michèle RIVASI de conclure : « Pour ces raisons, je demande à la France et à l’Europe de proposer et de soutenir l’intervention de casques bleus pour pacifier la zone de conflit. Le plus grand danger qui nous guette aujourd’hui est de laisser la Russie gérer seule ce conflit : sans légitimité internationale, aucune solution ne sera à même de calmer les tensions. Et la guerre deviendra alors imminente ».

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