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Lyon-Turin: Michèle Rivasi, députée européenne Europe-Écologie-Les-Verts, signe un recours contre le tunnel international

13 Déc 2013

Medias, Revue de presse

Sur France 3 Alpes

Michèle Rivasi (EELV), députée européenne, vient de signer un recours contre la déclaration d’utilité publique du projet de tunnel international dans le cadre du Lyon-Turin. Elle souligne que la priorité doit aller à la modernisation des lignes qui accèdent aux Alpes du Nord.
Publié le 13/12/2013 | 06:45, mis à jour le 13/12/2013 | 06:55

Michèle Rivasi se dit favorable au développement du fer mais elle s’oppose au projet de nouveau tunnel ferroviaire Maurienne-Val de Suze, un chantier de 26 milliards d’euros « qui obère toute possibilité de financement d’autres projets jusqu’en 2030. Or les trains du quotidien ont besoin de travaux de maintenance », explique la députée dans un communiqué.

27 conseillers régionaux de Rhône-Alpes ont déjà signé, avec des citoyens, un recours gracieux au premier ministre contestant la déclaration d’utilité publique. Michèle Rivasi, députée européenne a décidé de s’y associer.

Le financement reste hypothétique

« Aujourd’hui, l’opportunité d’un financement européen provoque un effet d’aubaine auprès des gouvernements français et italien. Or ce financement est fixé en pourcentage du montant du projet et dépend donc de l’engagement des Etats. Cet engagement n’a jamais été chiffré par la France et l’Italie. Le financement reste donc très hypothétique, d’autant plus que bien d’autres projets peuvent prétendre à bénéficier de cette ligne de crédit pour les réseaux transeuropéens de transport, y compris des projets de transport d’énergie ».

Michèle Rivasi a écrit une lettre ouverte au Premier ministre où elle met l’accent sur « les vraies priorités » selon elle.

« Les infrastructures essentielles, pour mettre les marchandises sur le rail et améliorer les transports du quotidien, sont situées entre Lyon et le sillon alpin d’une part, entre Turin et Suse d’autre part. Sur ces sections, les voies sont saturées et « malades ». La situation environnementale dans les Alpes ne peut évoluer positivement si l’accès au sillon alpin pour les transports du quotidien n’est pas vite amélioré (…). Les financements publics (…) devraient être fléchés en priorité vers ces investissements ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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