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Les élus européens veulent interdire les perturbateurs endocriniens (Bastamag)

19 Mar 2013

Medias, Revue de presse

PAR NOLWENN WEILER (19 MARS 2013)

Interdiction des perturbateurs endocriniens en Europe, acte 1. Le Parlement a voté jeudi 14 mars, et à une très large majorité, en faveur d’un rapport demandant des mesures claires pour réduire l’exposition à ces substances chimiques. Même à faible dose, celles-ci peuvent être très nocives pour l’organisme : cancers, baisse de la fertilité… Les élus européens ont souligné que, en l’état actuel des connaissances, on ne pouvait établir de valeur limite pour les perturbateurs endocriniens, en deçà de laquelle il ne serait pas constaté d’effets indésirables.

Toute exposition peut par conséquent présenter un risque, à moins que le fabricant soit en mesure de démontrer scientifiquement qu’un seuil peut être défini. Les exigences des députés s’orientent ainsi clairement vers une interdiction, que réclament diverses ONG européennes depuis plusieurs années. «Nous nous félicitons que le lobby de l’industrie chimique, puissant et très présent dans les couloirs des institutions européenne, n’ait pas réussi à faire modifier les demandes clés du rapport », a souligné l’eurodéputée Michèle Rivasi, vice-présidente du groupe des écologistes (Verts/ALE) au Parlement européen et co-rapporteure du dossier.

Jean-Jacob Bicep, député européen écologiste, a également rappelé qu’avec de telles exigences, l’utilisation d’un produit comme le chlordécone, un pesticide utilisé aux Antilles jusqu’en 1993, aurait été bannie. Et des milliers de personnes épargnées. Car en plus des nombreux cancers dont souffrent les ouvriers des bananeraies qui utilisaient ce pesticide, des perturbations sanitaires risquent de se manifester sur les descendants des utilisateurs. Les effets des perturbateurs endocriniens sont transgénérationnels. « Nous avons le devoir de rendre ces scandales simplement impossibles à l’avenir », a estimé Jean-Jacob Bicep.

Espérons maintenant que la Commission européenne va intégrer les recommandations adressées par le Parlement. La politique communautaire sur les perturbateurs endocriniens devrait aussi se fonder sur l’avis scientifique de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Laquelle devra démontrer, selon Gilles Pargneaux, député socialiste et membre de la commission de la santé et de l’environnement, « qu’elle est capable de travailler en toute indépendance et transparence sur ce dossier crucial pour la santé de nos citoyens. » Or, « sur ce point », ajoute-il, « de sérieux doutes subsistent. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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