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Les citoyens d’Europe ont voté : 85 % veulent la suppression des amalgames dentaires

11 Mai 2015

Communiqués, Medias

L’Alliance pour une dentisterie mondiale sans mercure et l’eurodéputée Michèle Rivasi (Les Verts/ALE), avec le soutien du Bureau Environnemental Européen (BEE), ont organisé une conférence de presse jeudi 7 mai pour faire connaître les résultats de la consultation organisée par Commission européenne sur la mise en oeuvre de la Convention de Minamata sur le mercure . Le résultat montre que les Européens ne veulent pas d’une application a minima : 85 % des citoyens souhaitent qu’on en finisse au plus vite avec l’usage du mercure en dentisterie.

 

L’eurodéputée Michèle Rivasi a déclaré : « Les citoyens ont exprimé une demande massive pour que soit éliminé l’amalgame. Les institutions ne peuvent pas écarter un appel aussi pressant : la Commission européenne doit maintenant tout mettre en oeuvre pour que l’amalgame dentaire soit écarté au plus vite du marché, conformément à la volonté des peuples. »

 

« Dans tous les États membres, observe Elena Lymberidi-Settimo du BEE, l’écrasante majorité des citoyens se sont prononcés pour que l’UE mène le monde vers la réduction de l’exposition au mercure. Cela signifie qu’il ratifier la Convention de Minamata au plus tôt, mais aussi faire mieux et plus vite que ce que la Convention n’exige. »

 

Le Porte Parole de l’Alliance pour une dentisterie mondiale sans mercure en Allemagne, Florian Schulze, commente : « L’amalgame dentaire est susceptible de devenir la principale utilisation du mercure dans l’UE. Mais si l’on interdit l’amalgame, ce sont 75 t/an de mercure qui seront éliminés de la circulation sur notre continent. L’abandon du mercure en dentisterie est désormais inévitable. Retarder sa suppression, c’est contaminer inutilement notre ‘environnement. »

 

La spécialiste en santé publique Marie Grosman précise : « Le mercure est extrêmement toxique et il est très volatil. Il est aussi biopersistant. Or l’amalgame dentaire constitue la première source d’imprégnation des Européens. L’amalgame est donc dangereux à la fois pour l’environnement, pour le patient qui porte des amalgames, pour les professionnels de la dentisterie qui les manipulent, pour les enfants exposés in utero… »

« Non seulement l’amalgame est toxique, ajoute le dentiste Bobbie Beckmann, qui a banni le mercure de son arsenal depuis 35 ans ; mais il est désormais complètement dépassé. L’amalgame endommage la dent, il est inesthétique, il occasionne des troubles fonctionnels… Les matériaux plus récents n’offrent que des avantages ! » « C’est bien pour cela que la Suède a embrassé la dentisterie sans mercure ! », renchérit son confrère Christer Malmström, qui souligne aussi ce fait notable : « Depuis la disparition de l’amalgame, les dépenses en soins dentaires sont restées inchangées dans notre pays. »

 

Notes :

 

Le résultat spectaculaire de ce vote vient parachever un cycle d’événements convergents dans l’Union européenne :

Ø en 2003, le rapport officiel Suédois Dental materials and health concluait que, « pour des raisons médicales, l’amalgame devrait être supprimé des soins dentaires dès que possible » ;

Ø en 2009, la Suède interdisait donc l’amalgame et invitait les autres pays européens à suivre son exemple ;

Ø en 2011, le Conseil de l’Europe adoptait à l’unanimité une résolution invitant à « la restriction, voire l’interdiction, des amalgames comme matériaux d’obturation dentaire » ;

Ø en 2012, un rapport commandité par la Commission européenne recommandait un renforcement de la législation sur les déchets de mercure issus des cabinets dentaires et une interdiction des amalgames à l’horizon 2018 ;

Ø en 2013, l’Europe signait la Convention de Minamata sur le mercure, et s’engageait par suite à réduire l’exposition au mercure des Européens.

 

 

 

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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