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Le scandale PIP démontre une fois de plus les limites des politiques nationales de sécurité sanitaire

01 Fév 2012

Communiqués, Medias

Ce mercredi 1er février, un rapport a été remis au Ministre de la Santé retraçant la chronologie de l’affaire de la société PIP et ses implants mammaires défectueux. On y apprend que la direction des hôpitaux recevait des informations sur les pratiques douteuses du docteur Mas dès août 1996. Mais il a fallu attendre 2010 pour que l’alerte soit donnée officiellement.

Pour Michèle Rivasi, députée européenne et porte parole d’Eva Joly sur les questions de santé, le scandale aurait pu être évité si l’Afssaps avait pris au sérieux ces alertes et réagi plus rapidement.

« De nouvelles révélations sont inquiétantes pour les personnes disposant de prothèses. PIP produisait également des prothèses pour hommes (testicules, pectoraux, implants fessiers) et aurait été fournisseur pour des centres anticancéreux français jusqu’en 2010. Par ailleurs, de graves défaillances dans le circuit de stérilisation auraient été commises par la société sous-traitante MXM.

C’est une bonne chose que des missions soient lancées au Parlement et à l’Igas (Inspection générale des affaires sociales), mais nous avons maintenant suffisamment d’éléments pour agir.

Le Parlement européen a demandé le 25 janvier dernier à la Commission européenne qu’une meilleure coordination des agences sanitaires se mette en place. Il est important que le partage d’information se fasse entre les organismes tant européens qu’ internationaux. La Food and Drug Administration (FDA) avait contrôlé PIP en 2000 mais n’avait pas transmis les informations à la France, ce n’est pas normal.

Pour éviter les contrefaçons et les manipulations comme celles de Jean-Claude Mas, patron de la société PIP, il faut responsabiliser davantage les chirurgiens et renforcer le contrôle des organismes de certification. Bien entendu les inspections devront être inopinées. Il faut, de manière générale, que les personnes opérées puissent bénéficier d’une véritable traçabilité de leurs dispositifs médicaux, a posteriori ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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