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L’Alzheimer ne doit pas faire oublier la réforme de la dépendance à N. Sarkozy

01 Fév 2012

Communiqués, Medias

Aujourd’hui mercredi 1er février, Nicolas Sarkozy s’exprime pour célébrer le quatrième anniversaire du plan Alzheimer. A cette occasion, Michèle RIVASI – porte parole d’Eva Joly – critique l’abandon de la réforme de la dépendance des personnes âgées, qui aurait du inclure la lutte contre l’Azheimer:

« Tout comme le plan contre l’Alzheimer, la réforme de la dépendance était annoncée depuis 2007 comme une priorité du mandat du Président de la République, mais la crise des finances publiques l’aurait officiellement enterrée. A l’instar du financement des retraites, on peut constater que Nicolas Sarkozy préfère privilégier les intérêts du privé en offrant ce marché juteux aux sociétés d’assurance et autres fonds de pension, plutôt que raboter certaines niches fiscales qui n’ont pas lieu d’exister.

Pour mieux prendre en charge l’Alzheimer, il faut continuer à mettre à disposition des personnes dépendantes davantage de maisons d’accueil, pour soulager les familles qui n’ont pas la capacité de les prendre en charge. Ces personnes dépendantes représentent un danger pour elles-mêmes quand elles n’en représentent pas pour les autres comme l’ont illustré de nombreux faits divers ».

Par ailleurs, Michèle RIVASI revient sur les facteurs de risque aggravant l’Alzheimer:
« Les médicaments que l’on prescrits pour la maladie d’Alzheimer ne permettent pas de ralentir l’évolution de la maladie, et leurs effets sont même remis en cause. La France est un champion eruopéen de la surmédication, et cette frénésie finit par nuire à la santé, surtout celle des personnes âgées dont l’organisme réagit moins bien.

Les Français consomment trois fois plus de tranquillisants et d’antidépresseurs que leurs voisins européens et les conséquences s’en font ressentir. Ainsi, une étude (1) a récemment montré que la consommation chronique de tranquillisants et de somnifères (Valium, Témesta, Xanax, Lexomil, Stilnox, Mogadon, Tranxène, etc.), augmentait le risque d’entrée dans la maladie d’Alzheimer. Chaque année, en France, 16.000 à 31.000 cas d’Alzheimer seraient ainsi attribuables à ces traitements. Par ailleurs, il faut s’attarder sur les facteurs environnementaux, et prendre en compte l’étude PAQUID menée par l’Inserm en 2010 qui concluait que selon le taux d’aluminium dans l’eau potable on pouvait avoir deux fois plus de risque de développer la maladie d’Alzheimer.

Il est donc grand temps de lever le pied sur la surmédication du mal-être qui enrichit les industries pharmaceutiques et d’investir prioritairement dans la prévention, pour que demain les charges de la maladie ne pèsent plus sur nos épaules et celles de nos enfants. »

(1) Etude publiée dans le numéro d’octobre 2011 du magazine Sciences et avenir, réalisée sous l’autorité du directeur de l’unité de recherches «pharmaco-épidémiologie» de l’Inserm à Bordeaux

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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