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La sortie du nucléaire: une véritable opportunité pour l’emploi en France

15 Déc 2011

Communiqués, Medias

Ce matin sur France Info, Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré que la fermeture de la centrale de Fessenheim n’était pas exclue, qu’elle dépendrait des résultats des évaluations complémentaires de sûreté post-Fukushima.

Pour Michèle RIVASI, porte-parole d’Eva Joly et spécialiste du nucléaire: « Même si cette annonce peut paraître stratégique, cette déclaration n’est en soi pas une surprise puisque l’Autorité de sûreté nucléaire avait déjà rendu un rapport décennal à charge contre la centrale, tout en autorisant son exploitation pour dix années de plus. Mais n’oublions pas que l’ASN n’a pas pris en compte le coût des travaux exigés pour rendre son avis ».

Suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima et la nécessaire prise en compte des évaluations complémentaires de sûreté – aussi critiquées soient-elles – il apparait évident que les coûts de mise aux normes affecteront la rentabilité de la centrale.

Michèle RIVASI rappelle que « Les écologistes et des experts suisses et allemands avaient annoncé depuis longtemps des éléments critiques concernant la sûreté, on se rappelle notamment de la sous-évaluation de l’aléa sismique par EDF. C’est pourquoi la fermeture de Fessenheim relèverait seulement d’un pragmatisme et d’un bon sens propres aux propositions des écologistes ».

« La crise actuelle de la filière nucléaire n’est pas une fatalité et ne signifie pas forcément la perte d’emplois dans ce secteur. Angela Merkel l’a elle-même déclaré mardi dernier: la sortie du nucléaire créera plus d’emplois qu’elle n’en supprimera. Non seulement au travers d’un grand plan d’investissement dans l’efficacité énergétique des bâtiments, pour compenser la réduction de notre production électronucléaire, mais aussi en faisant du démantèlement une véritable filière d’excellence française, créatrice d’emplois en France comme à l’étranger. »

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One Response to “La sortie du nucléaire: une véritable opportunité pour l’emploi en France”

  1. meleze dit :

    Votre declaration est sympathique mais tres insuffisante. A peine publiée elle a suscitée une contre offensive sur france inter interrogeant les interimaires du bucleaire evidemment tous fanatiques de cette energie qu’ils ne trouvent pas dangereuses. Autrement dit la reduction de la part du nucleaire dans le mix energetique sera plus combattue par les fanatiques de cette energie qu’encouragée par les chomeurs qui pourraient y retrouver une raison d’être. En outre l’ecologie jusqu’a present a été favorable aux paysans et non aux ouvriers: on ne parle que d’ecosysteme de bio, d’OGM, et jamais de la santé des ouvriers, de leur savoir faire, de leur contribution ecologiste, de leur role social. Comment voulez vous qu’il entendent un message d’avenir et si ils l’entendent pourquoi voulez vous qu’ils l’ecoutent?

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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