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Audition publique sur la Grippe A(H1N1) à l’Assemblée Nationale : « La démocratie sanitaire réclame une véritable révolution culturelle ! » déclare Michèle Rivasi

21 Juin 2010

Communiqués, Medias

Dès juin 2009, en tant que citoyenne et scientifique, je dois avouer que j’ai été assez surprise que l’on puisse décréter, à la hussarde, une pandémie. Comment peut-on accepter que l’OMS déclare l’état de pandémie en se fondant sur le seul critère de la propagation géographique, sans prendre en compte la gravité de l’infection, interroge la députée européenne Michèle Rivasi, du groupe Verts/ALE, lors de l’audition publique « H1N1 : Et si c’était à refaire ? » organisée par l’Office Parlementaire de l’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST), à l’Assemblée Nationale à Paris. Les politiques français et européens sont-ils devenus suivistes ? Sont-ils là pour avoir une évaluation objective et indépendante des recommandations de l’OMS ou se contentent-ils d’avaliser ses décisions ? Quel crédit apporter aux avis de l’OMS qui refuse encore de communiquer les noms des experts touchant à cette épidémie grippale ? Quel crédit accorder à l’EMA qui a donné des avis favorable à des vaccins maquettes, sans étude clinique suffisante ?

La gestion de la pandémie par le Ministère de la Santé pose ausside nombreuses questions, rappelle l’eurodéputée française, membre de la Commission Santé Environnement du Parlement Européen. En septembre 2009, nous avons auditionné au Parlement, l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) et le Centre Européen de Prévention et de Contrôle des Maladies Infectieuses (ECDC). Et la directrice de l’ECDC de l’époque, Zsuzsanna Jakab, nous a informé qu’il fallait exclure des plans de vaccination anti-grippe les enfants et les femmes enceintes jusqu’en décembre 2009. Pourquoi ? Parce qu’en septembre 2009, aucune étude clinique n’était disponible sur ces publics en particulier et on ne pouvait ainsi évaluer les effets indésirables des vaccins. En France, au contraire, le discours était alors de vacciner en priorité les enfants et les femmes enceintes. Pourquoi cette incohérence ? Où sont les données scientifiques qui ont justifié cette décision des autorités sanitaires françaises ?

Quels types de vaccins ? Quels types d’adjuvants (aluminium, squalène…), ou non ? Pourquoi des vaccins brevetés ? Quelles sont les études scientifiques justifiant de vacciner les parents pour protéger les enfants ? Ou de vacciner le personnel hospitalier pour préserver les patients ? Sur la grippe, on manque de chiffres, constate Michèle Rivasi. On manque de données solides. Il y a de sérieuses lacunes. C’est pourquoi je me pose aujourd’hui des questions sur l’efficacité réelle des recommandations formulées. J’aimerais voir les études qui justifient les consignes en faveur des vaccins anti-grippe.

Il ressort des auditions menées que la gestion de cette grippe repose en réalité sur des prises de décisions opaques et irrationnelles, prises par de petits comités d’experts dont certains en situation de conflits d’intérêt. La France a appliqué un plan disproportionné, avec des mesures excessives et inadaptées à la réelle virulence d’une grippe considérée comme bénigne dès l’été 2009. On a pris un marteau-pilon pour écraser une mouche et l’Etat s’est retrouvé incapable de revenir en arrière et de réviser son plan. D’autre part, il est absolument nécessaire de revoir les « contrats dormants » passés avec les labos pharmaceutiques et la clause de non responsabilité des labos sur les effets indésirables. Ces pratiques sont scandaleuses et suspectes, dénonce Michèle Rivasi.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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