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L’électrosensibilité fait son entrée dans le dictionnaire : une reconnaissance symbolique qui doit aller plus loin

19 Mai 2015

Communiqués, Medias

 

Ce lundi 18 mai, le dictionnaire Larousse a dévoilé les nouveaux mots qui entreront dans son édition 2016. Parmi ces mots, celui d’électrosensibilité.

La définition de ce terme donnée par le dictionnaire est la suivante : « ensemble des troubles physiques dus, selon la description des personnes atteintes, à une sensibilité excessive aux ondes et aux champs électromagnétiques ambiants »

Pour Michèle RIVASI, députée européenne spécialiste des questions de santé ; « l’entrée de ce nouveau mot dans le dictionnaire, utilisé depuis des années par des associations et des médecins spécialistes de l’électrosensibilité, est une reconnaissance symbolique mais très importante de l’existence de cette pathologie.

Aujourd’hui, de nombreuses études montrent les effets biologiques des ondes électromagnétiques issus de la téléphonie mobile ou du wifi, notamment sur le cerveau, mais il est encore très compliqué de comprendre le mécanisme de sensibilité aux ondes. L’ANSES réalise actuellement un rapport sur le sujet, pour lequel j’ai d’ailleurs j’ai été auditionnée, et qui est très attendu par les personnes électrosensibles et leurs proches.

Je travaille actuellement avec plusieurs électrosensibles pour la création d’un lieu d’accueil, de suivi médical  et de recherche sur l’électrosensibilité, afin de mieux comprendre cette pathologie et aider les électrosensibles à se ressourcer pour mieux vivre.

Ce même jour, je participais à un grand colloque à l’Académie Royale de Médecine de Belgique avec plusieurs scientifiques qui annoncent de grands problèmes de santé publique si l’expsoiton, aux ondes n’est pas mieux encadrée. Lors de ce colloque, nous avons appelé l’OMS à agir sur le sujet, notamment pour protéger les femmes enceintes et les enfants, et à reconnaitre l’électro sensibilité et la chimico-sensibilité.

Depuis plusieurs années, les écologistes et les associations réclament la reconnaissance de l’électrosensibilité par le ministère de la santé français, comme en Suède. J’espère que cette avancée dans la langue française présage d’une avancée côté politique et sanitaire.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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