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Journée mondiale contre le cancer: déconstruire les mythes pour contrer la fatalité

04 Fév 2013

Communiqués, Medias

Le cancer est une cause majeure de mortalité dans le monde, à l’origine de 7,6 millions de décès en 2008, soit environ 13% de la mortalité mondiale.

Une étude publiée le 1er juin 2012 dans la revue médicale The Lancet Oncology annonçait même une aggravation accélérée de cette épidémie: les cas de cancers dans le monde devraient augmenter de 75% d’ici à 2030 et de 93% dans les pays les plus pauvres. Pire, on constate une augmentation de 1 à 3% des cancers chez les enfants et les adolescents depuis les années 1970, qui s’est elle aussi accélérée récemment avec l’explosion du nombre de leucémies et tumeurs au cerveau.

Pour Michèle RIVASI, députée européenne spécialiste des risques sanitaires, la France comme l’Union européenne doivent aller plus loin dans la prévention: « C’est une bonne chose de responsabiliser les gens, au travers de campagnes d’information sur la pollution intérieure ou à l’exposition au soleil. Oui, il faut évidemment réduire les risques par la promotion et l’adoption de comportements sains: faire de l’exercice physique, avoir une alimentation équilibrée, éviter l’usage nocif de l’alcool et s’abstenir de fumer. Mais pourtant, cette approche simpliste reste aussi irrationnelle que culpabilisatrice: le cancer n’est pas seulement choisi par l’inaction individuelle mais il est aussi subi par l’inaction politique« .

« Aujourd’hui on dit à la population qu’il faudra travailler plus longtemps, car nous allons vivre plus longtemps. Pourtant, aujourd’hui rien ne garantit que nous vivrons aussi longtemps que nos parents, qui ont grandi dans un environnement moins imprégné de produits chimiques que le nôtre. Les pouvoirs publics doivent cesser la politique de l’autruche et agir pour enfin gérer le progrès: ce ne sont pas quelques mesurettes qui rétabliront la qualité de vie que nous sommes en train de sacrifier par manque de volonté ».

« L’inaction politique dans la lutte contre le cancer est criminelle, et l’application des principes de précaution et de prévention doivent guider l’action gouvernementale, d’autant plus qu’une grande partie des cancers (jusqu’à 10% selon l’Institut national de Veille Sanitaire) liés à des facteurs environnementaux sont des cancers d’origine professionnelle. Selon les sources, 2,3 à 5 millions de salariés seraient exposés en France à des agents cancérogènes et la part des cancers liés au travail est estimée entre 5 000 et 10 000 nouveaux cas par an. Il faut à tout prix renforcer les mesures de précaution afin de limiter les facteurs de risques: ce sont les conclusions même du dernier rapport de l’Agence Européenne de l’Environnement sur le principe de précaution, publié en janvier, qui dénonce l’absence de leçons tirées des scandales sanitaires précédents« .

Et Michèle RIVASI de conclure: « Suite à l’enterrement par le PS de la proposition de loi d’EELV sur les ondes électromagnétiques, je tiens à rappeler au gouvernement que le principe de précaution est loin d’empêcher le progrès technique: il stimule le débat public sur les choix technologiques et sur la nature de l’innovation, sans l’empêcher« .

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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