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Séisme au Japon: les catastrophes naturelles remettent en cause les technologies à risques

11 Mar 2011

Communiqués, CRIIRAD, Medias

Réagissant à la catastrophe inédite qui vient de durement frapper le Japon, Michèle RIVASI, députée européenne Europe Ecologie-Les Verts, déplore les pertes humaines :

« Ce qui se passe au Japon est une catastrophe pour la population. Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont portées disparues et plus de 6000 personnes ont du être évacuées par précaution, dans un rayon de trois kilomètres autour de la centrale Fukushima. Cette catastrophe a aussi des conséquences graves avec les centrales nucléaires, dont 4 qui ont dues être stoppées d’urgence. Seulement, à cause des coupures d’électricité comment refroidir le cœur du réacteur?

On a joué aux apprentis sorciers ; cet événement pose tout le problème de la construction des centrales sur les failles sismiques. Nous voyons bien que ces régions ne devraient en aucun cas accueillir de centrales nucléaires !
Voilà un exemple typique montrant que l’on ne peut pas se fier au discours lénifiant du nucléaire. Contrairement à ce qui est dit, ce n’est pas une énergie dont la technologie est sure dans la mesure où une catastrophe naturelle peut tout faire basculer et entrainer un accident nucléaire. Aucune fuite radioactive ne serait à déplorer, mais ceci reste à prouver! »

N’oublions pas qu’en France, l’Etat a choisi de construire des centrales sur des failles : comme à Fessenheim, à Cruas ou encore à Cadarache, qui devrait accueillir le futur réacteur ITER.

Il est temps de remettre en question toute cette technologie, trop risquée, et de nous tourner vers des énergies plus fiables et renouvelables » conclut Michèle RIVASI.

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One Response to “Séisme au Japon: les catastrophes naturelles remettent en cause les technologies à risques”

  1. jef dit :

    n’y a-t-il pas moyen d’attaquer Tepco pour ses rejets radioactifs dans le Pacifique ? voir l’article ci-dessous e (en anglais):
    http://ecocentric.blogs.time.com/2011/04/06/fukushima-dumping-a-violation-of-international-law/

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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