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Industrie pharmaceutique: Sanofi s’enrichit…mais Sanofi licencie

02 Fév 2016

Communiqués, Medias

Le géant pharmaceutique français devrait supprimer 600 postes en France dans les trois prochaines années, réaction de l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, spécialiste des questions de santé et auteure du « Racket des laboratoires pharmaceutiques ».

« L’annonce d’un plan de licenciement au cours des prochaines années chez Sanofi est proprement scandaleuse. Depuis 2012, le géant pharmaceutique français a bénéficié de plus de 20 millions d´euros d´exonération fiscale dans le cadre du Crédit d´impôt pour la compétitivité et l´emploi (CICE) lancé par l´actuel gouvernement. À l´époque le Ministre du travail, Michel Sapin, affirmait que le CICE permettrait de dynamiser les entreprises françaises et créerait 300 000 emplois en deux ans…

En 2014, le chiffre d´affaires de Sanofi est de 33 milliards d´euros avec un résultat net de plus de 6 milliards. Son bénéfice en proportion de son chiffre d´affaires atteint donc 20%, un taux de rentabilité très élevé quand on le compare à ses compères du CAC 40. BNP Paribas, avec un chiffre d´affaires de 38,8 milliards d´euros en 2013 et un résultat net de 4,8 milliards n´obtient qu´un bénéfice de 12% au prorata de son chiffre d´affaires et paraît bien ridicule à côte de Sanofi.

Alors que le cours de l´action se situait autour de 50 euros en 2009, il dépasse aujourd’hui en 2016 les 75 euros, la direction s’est permis de supprimer 5000 postes entre 2008 et 2015.
L’État devrait conditionner ses aides publiques à la sauvegarde de l’emploi dans les entreprises, qui comme Sanofi, se portent bien ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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