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Grippe H1N1 : pour une commission d’enquête parlementaire sur la gestion de la crise en Europe

25 Jan 2010

Communiqués, Medias

Alors que le Conseil de l’Europe organise mardi 26 janvier une audition de l’OMS et des fabricants de vaccins sur la transparence de la gestion de pandémie H1N1, Michèle Rivasi, députée européenne Europe Ecologie, interpellera demain après midi la Commission Européenne pour demander la mise en place d’une Commission d’enquête parlementaire sur la gestion par l’UE de cette pandémie. « Je demande à faire toute la lumière sur les conflits d’intérêts possibles entre des organismes européens tels que l’Agence Européenne pour l’Evaluation des Médicaments (EMEA), le Centre Européen de Prévention et de Contrôle des Maladies (ECDC), et les laboratoires pharmaceutiques. »

Pour l’eurodéputée spécialiste des questions de santé « le bilan de la gestion de la pandémie de grippe H1N1 est une gabégie financière dans chaque Etat-Membre et nous amène à nous interroger sur les velléités de certains organismes à mettre en place de telles campagnes de vaccination massive » en fustigeant notamment « les milliards d’euros dépensés pour une grippe que l’on savait bénigne depuis août 2009 » et « les risques pris envers les populations par rapport aux effets indésirables. »

« Autant, en avril, le principe de précaution pouvait justifier de telle mesure, poursuit Michèle Rivasi, mais le bilan modéré de la grippe H1N1, connu dès la fin de l’été 2009, aurait du amener nos institutions à réviser leur stratégie. Cela n’a pas été le cas et cela s’est traduit, en particulier en France, par une campagne et un acharnement vaccinal non justifié. »

« La France déplore 220 décès et 3 000 effets indésirables différents alors que la Pologne, qui a refusé de mettre en place une campagne de vaccination, compte au total 120 morts et aucun effet secondaire. J’aimerais donc des explications précises sur les choix ayant conduit à la mise en place de telles opérations compte tenu du faible rapport bénéfice/risque. »

Michèle Rivasi organisera au Parlement Européen de Bruxelles mercredi 27 janvier 2010 une audition d’experts sur la pharmacovigilance intitulée « Gérer les Risques » pour discuter des propositions, en cours de débat, de la Commission Européenne visant à revoir le cadre législatif de la pharmacovigilance.

Pour information :

En juin 2009, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré la phase 6 du niveau d’alerte pandémique pour le virus H1N1, juste après avoir modifié, un mois plus tôt, la définition de la notion de pandémie de façon à ce que la gravité de la maladie n’entre plus en ligne de compte, mais seulement son extension géographique.

La Commission Européenne a admis dès septembre 2009 que la grippe A (H1N1) ne provoquait que des « symptômes modérés » et que la plupart des patients ne souffrait que d’une affection bénigne et limitée. Malgré cela, la Commission a déterminé comme cible potentielle de la vaccination des groupes représentant de 34 % à 60,5 % de la population totale.

Selon les informations du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, le nombre des décès annoncés depuis le début de la pandémie par les États membres de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre-échange totalise 1045 cas en 2009. Par ailleurs, la Commission estime que la grippe saisonnière cause près de 40 000 décès en année ordinaire et 220 000 en cas de grippe particulièrement sévère.

Question orale de Michèle Rivasi à la Commission Europénne – Mardi 26 janvier 2010, à partir de 17h30

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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