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Grève des pharmaciens: non à la vente en grande surface des médicaments ; non à l’entrée dans le capital des grands groupes financiers ; oui à la rémunération aux honoraires des pharmaciens

30 Sep 2014

Communiqués, Medias

La grève des pharmaciens aujourd’hui porte notamment sur la possibilité pour les grandes surfaces de mettre en vente des médicaments mettant de fait fin au monopole des pharmacies. Or, une étude comparative du pharmacien lanceur d’alerte Serge RADER montre que les prix des médicaments OTC (over the counter) est deux fois plus cher dans les Carrefour italiens que dans les pharmacies françaises. Pour l’usager cet élargissement n’aura aucune incidence sur son pouvoir d’achat.

Aujourd’hui, les pharmaciens vendent 2,5 milliards de boîtes de médicaments par an et ils perçoivent 5,3 milliards d’euros de marges bénéficiaires. Je propose, dans le cadre d’une négociation entre l’Etat et les syndicats de pharmaciens, de faire en sorte que les pharmaciens soient rémunérés aux honoraires et donc à l’acte (répartition des 5,3 milliards sur l’ensemble des pharmacies). Cela permettra de mettre fin à l’hécatombe actuelle (1000 pharmacies ont disparues ces dernières années), de stabiliser les marges, de favoriser l’égalité territoriale avec une couverture en pharmacie de l’ensemble du territoire, d’assurer la fonction de conseil gratuit du pharmacien sans volonté marchande et de diminuer l’influence des lobbys sur l’exercice pharmaceutique. Cela se fait dans la moitié des pays de l’UE : Grande-Bretagne, Allemagne, Belgique, Pays-Bas…

Enfin, la réforme gouvernementale souhaite favoriser l’ouverture du capital des pharmacies. Si cela ne pose pas de problème lorsqu’il s’agit par exemple de la participation des salariés, cela ouvre la porte aux grands groupes financiers (fonds de pensions…) et aux dérives qu’ils engendrent.

Plus globalement, la solution pour garantir l’égalité des citoyens aux soins est de lutter contre les conflits d’intérêts des politiques et l’influence de l’industrie pharmaceutique dans la fixation du prix du médicament à l’instar de ce qu’a fait l’Italie dans le cadre de son opération Mains Propres. Cela permettrait de faire 10 milliards d’économies dans le budget de la Sécurité sociale ce qui correspond au déficit actuel.

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