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Greenpeace/Nucléaire: le facteur humain doit être intégré dans les évaluations complémentaires de sûreté

05 Déc 2011

Communiqués, Medias

Ce 5 décembre à l’aube, des militants de Greenpeace se sont introduits dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube) à 95 kilomètres au sud-est de Paris pour porter un message: “Le nucléaire sûr n’existe pas”. Certains ont été délogés mais d’autres se trouveraient même sur d’autres sites.

Europe Ecologie -Les Verts salue vivement cette opération coup de poing réalisée par l’association pacifiste Greenpeace, qui démontre bien qu’il y a d’importantes failles à combler dans les dispositifs de sécurité des centrales.

Pour Michèle RIVASI, porte-parole d’Eva Joly et spécialiste des questions nucléaires, cette action démontre la vulnérabilité des centrales françaises et confirme la position tenue par EELV sur les évaluations complémentaires de sûreté (ECS) post-Fukushima:

« C’est le deuxième évènement en une semaine qui démontre que les autorités ne sont pas capables d’assurer ni la gestion d’une éventuelle catastrophe, ni une intrusion sur le site d’une centrale: c’est extrêmement grave et exige une réaction proportionnée.

La semaine dernière, une visite surprise à la centrale de Paluel et du Blayais visant à éprouver la réactivité du personnel lors d’une simulation de crise a tourné au burlesque. L’incapacité à réagir rapidement, du fait de manque d’instructions ou de manque de matériel, a démontré que notre pays n’était pas capable d’assurer la sécurité des citoyens en cas d’accident. Cette fois-ci ce sont des militants pacifistes qui arrivent à démontrer que l’intrusion possible de terroristes pourrait mener à un attentat.

Les faits sont donc têtus et confirment que les évaluations complémentaires de sûreté des centrales suite à la catastrophe de Fukushima sont incomplètes, ne considérant que des facteurs naturels externes. Il est aujourd’hui indispensable de les revoir et d’intégrer les demandes rejetées des écologistes: le facteur humain ne doit pas passer à la trappe. »

Et Michèle RIVASI de conclure: « Risque terroriste ou simple erreur humaine: la technologie nucléaire est trop dangereuse pour ne pas prendre toutes les précautions de sûreté. Mais cela aurait un coût considérable qui rendrait le nucléaire moins compétitif. Une raison de plus d’organiser progressivement la sortie du nucléaire en France ».

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