A A

Grèce : l’eurodéputée EELV Michèle Rivasi dénonce la « crise humanitaire et sanitaire » que traverse le pays (Francetvinfo)

Par Bernard Weyl | Publié le 28/02/2014 à 14H54, mis à jour le 28/02/2014 à 14H54

GEOPOLIS – 5 ans de crise, de coupes budgétaires et d’appauvrissement de la population ont eu des conséquences terribles sur le système de santé grec. Michèle Rivasi, eurodéputée française (EELV) a voulu se rendre compte sur place et a passé trois jours à Athènes. Pour cette spécialiste des pays africains, ce qu’elle a vu « donne l’impression d’être dans un pays en voie de développement ».

Depuis 2009, quand on parle de la Grèce, on aligne les chiffres. Toujours négatifs ou désastreux : dette insurmontable, chômage record de l’UE, plans de sauvetage aux montants hallucinants, annonces de coupes drastiques dans les budgets de l’Etat.
Aujourd’hui la Grèce n’est pas sortie du gouffre. La vie des Grecs est conditionnée par les mesures imposées au gouvernement par ses bailleurs de fond : la fameuse « troïka » regroupant la BCE, la Commission européenne et le FMI.
La troïka, dont la légitimité est aujourd’hui largement remise en cause, est perçue en Grèce comme l’émanation d’une administration brutale, imposant l’austérité à tout prix.

« Les hommes en noir » ne se préoccupent pas des conséquences de ces politiques sur la population grecque. Pourtant, de nombreuses ONG tirent la sonnette d’alarme car la situation sanitaire de la Grèce devient dramatique. Michèle Rivasi, eurodéputée française (EELV) a constater par elle-même et a passé trois jours à Athènes.

Pour cette spécialiste des pays africains, ce qu’elle a vu « donne l’impression d’être dans un pays en voie de développement « .

Après six ans de récession, le pays est exsangue : 40 % des revenus disponibles des ménages ont été détruits. Le taux de chômage avoisine les 28 %, et monte à 60 % chez les jeunes. Avec un budget de la santé réduit des deux tiers les conséquences sont dramatiques : bon nombre de personnes n’ont plus accès à la sécurité sociale, et même l’accès à l’hôpital devient difficile. 25 € pour accéder aux soins … 650 € pour accoucher.

Les vaccinations des enfants, désormais payantes, sont souvent négligées. La mortalité infantile a augmenté, et les médecins voient revenir des maladies comme le paludisme ou la tuberculose. Quand au sida, propagé par une prostitution galopante et une consommation exponentielle de drogues dures, il se développe à grande échelle.

Michèle Rivasi estime que la Commission européenne, garante des Traités, oublie la Charte des Droits Fondamentaux, adossée au Traité de Lisbonne. Charte qui garantit notamment à chacun l’accès aux soins. Selon elle, le travail de la Commission à Athènes ne peut pas se borner à fixer le calendrier de payement de la dette.

Articles similaires :

Tags: , ,

Leave a Reply

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Michèle Rivasi.


Twitter FaceBook Flux RSS

Rechercher :

Dernière vidéo :
  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

    Articles similaires :

Ad Ad

Suivez-moi sur Facebook!

Associations

Archives