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Glyphosate : la lâcheté des États membres, l’insouciance de la Commission

24 Juin 2016

Communiqués, Medias

Faute de majorité qualifiée au sein des États membres contre l’autorisation du glyphosate ce vendredi 24 juin, la Commission devrait réautoriser cette substance active de l’herbicide le plus vendu au monde, le RoundUp de Monsanto.

Réaction de Michèle Rivasi, députée écologiste européenne :
« Il y a parfois de bonnes raisons de critiquer le fonctionnement actuel de l’Union européenne mais cette fois-ci les États membres (pas la France) sont d’une totale hypocrisie. S’ils s’étaient prononcés à la majorité qualifiée contre la réautorisation du glyphosate, la Commission auraient dû interdire cette substance considérée comme un cancérogène probable par l’OMS. Or, comme trop peu d’États se sont opposés au glyphosate mais qu’il n’y a pas eu de majorité qualifiée non plus pour le réautoriser, il revient maintenant à la Commission de trancher en dernier ressort. Les gouvernements nationaux ont donc refilé la patate chaude à la Commission pour ne rien avoir à assumer, c’est une honte ! On devine que l’exécutif européen, souvent enclin à satisfaire les lobbies de la chimie, va soutenir la réautorisation du glyphosate le 27 juin prochain et les dernières informations que nous avons le confirment.
Le glyphosate est partout, il contamine nos sols, notre air, notre eau et même notre urine. En refusant de s’y opposer, la plupart des États membres et la Commission refusent de tourner la page de l’agriculture chimique qui fait tant de mal à la santé des agriculteurs et des consommateurs. En France et en Europe, des agriculteurs produisent déjà sans glyphosate sur des parcelles de plus de 100 hectares (1). Nous devons les soutenir massivement et encourager financièrement leurs collègues qui n’ont pas encore osé faire le pas à se tourner vers une agriculture biologique. Pour la santé de nos enfants de plus en plus frappés par les cancers, pour le maintien de la biodiversité qui nous est vitale, pour notre avenir tout simplement !»

(1) http://www.bretagne.synagri.com/ca1/PJ.nsf/TECHPJPARCLEF/16035/$File/10%20-56_306.pdf?OpenElement

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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