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Gaz de schiste – Arrestation de Josh Fox : la transparence s’arrête aux portes du Capitole

03 Fév 2012

Communiqués, Medias

La lutte citoyenne contre les gaz de schiste dérange partout dans le monde et la transparence des représentants de l’Etat comme de l’industrie font grandement défaut.

Preuve en est, à Washington le 1er février dernier Josh Fox – réalisateur du documentaire « Gasland » qui a permis un sursaut de l’opinion publique aux Etats-Unis comme en Europe – a été arrêté alors qu’il tentait de filmer l’audition par le Congrès américain de représentants de l’Agence pour la protection de l’environnement (EPA). L’EPA devait alors dévoiler les résultats des études prouvant la pollution des eaux profondes par la fracturation hydraulique dans la commune de Pavillion.

N’ayant réussi à obtenir d’autorisations pour filmer un débat pourtant bien ouvert au public, il a décidé d’outrepasser les règles, en vertu du premier amendement américain (liberté de la presse).

Michèle RIVASI, députée européenne engagée sur la question des gaz de schiste revient sur cet épisode symptomatique d’une démocratie en danger: « Je suis effarée d’apprendre une telle nouvelle, alors que le Premier amendement de la Constitution américaine est un des piliers de la démocratie. Je suis d’autant plus surprise que John Boehner (1) s’était pourtant engagé à faire toute la transparence lors des audiences du Congrès. Le 4ème pouvoir, celui de la presse, doit être indépendant des autres et consacrer sa force à la dénonciation d’abus illégitimes. »

« Il faut vraiment que la démocratie aille mal pour qu’un citoyen engagé se fasse arrêter pour entrée par effraction dans le cœur du système démocratique. Ceci démontre tant la complaisance des élus républicains avec l’industrie gazière, que la crainte de ce lobby d’être remis en cause publiquement. Le 15 février prochain, date présumée du procès de Josh Fox, nous saurons si la démocratie américaine renie le premier de ses principes. Je suis de tout cœur avec Josh Fox et ses soutiens, nous ne laisserons pas la liberté d’information être bafouée ainsi. »

(1) Président républicain de la Chambre des représentants

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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