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Fonds européens pour l’innovation médicamenteuse: les écologistes, isolés, soutiennent une innovation utile et créatrice d’emplois… en Europe

15 Avr 2014

Communiqués, Medias

Le Parlement européen réuni en plénière s’est prononcé aujourd’hui en faveur du projet de cofinancement IMI (Innovative medicines initiative), dans le cadre du programme pluriannuel Horizon 2020 pour le financement de la recherche européenne. Le Parlement européen était seulement consulté pour avis, n’ayant pas le droit de codécision sur ce sujet, dont la prérogative est laissée à la Commission européenne et au Conseil.

Réaction de Michèle Rivasi, Vice-Présidente du groupe des Verts/ALE au Parlement européen : « Les eurodéputés viennent aujourd’hui de donner un avis favorable à l’octroi de 1,7 milliards d’euros sur 7 ans à l’industrie pharmaceutique mondialisée, par l’intermédiaire de sa fédération européenne (EFPIA) qui défend les intérêts de toutes les plus grandes entreprises de ce secteur à Bruxelles…Et ce, sans aucune conditionnalité de création d’emplois en Europe, contrairement à ce que réclamaient les écologistes. Cet avis est totalement irresponsable, notre groupe a voté contre!

Pour avoir régulièrement rencontré les syndicats de travailleurs de ce secteur, je constate actuellement une terrible crise de l’emploi dans le domaine pharmaceutique en France et en Europe, alors même que les grandes firmes continuent d’engendrer des profits faramineux grâce aux brevets qu’elles déposent.

Dans ce contexte, les PME sont particulièrement vulnérables : juges et partis, les plus gros du secteur fixent les objectifs de recherche ensuite entérinés par la Commission européenne, ils sont de fait avantagés pour remporter les appels d’offre organisés pour la répartition des fonds pour la recherche. Si elles veulent avoir accès aux financements publics de la recherche, les PME n’ont d’autre choix que de jouer le jeu de la sous-traitance de la R&D des grands labos. Les objectifs d’innovation fixés ne sont pas forcément connectés avec les besoins sanitaires réels de la population, mais bien plutôt avec la rentabilité du traitement pour telle ou telle maladie.

Nous voulions une gouvernance de IMI partagée entre tous les acteurs concernés, aussi bien publics que privés : les socialistes ne nous ont pas suivis, permettant au gros labos de confisquer la gouvernance aux autres parties prenantes ».

L’eurodéputée résume : « Les citoyens européens paient l’addition et l’industrie globalisée s’invite au festin. Mais le retour social sur investissement n’est pas au rendez-vous, et la prévention environnementale et comportementale des maladies continue d’être un non sujet… peut-être parce que personne ne peut déposer de brevet sur la réduction des pollutions ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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