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Exposition des enfants aux radiofréquences: les risques pointés du doigt par l’ANSES

08 Juil 2016

Communiqués, Medias

Dans un rapport d’expertise sur l’exposition aux radiofréquences et la santé des enfants, publié ce vendredi 8 juillet, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) pointe du doigt « des effets possibles sur les fonctions cognitives et le bien-être », et préconise « un usage modéré et encadré » de ces technologies.

Réaction de Michèle Rivasi, députée européenne écologiste:

« Le message de l’ANSES est clair, il faut réduire l’exposition des enfants aux champs électromagnétiques.

L’ANSES demande aussi de réévaluer la pertinence du débit d’absorption spécifique (DAS) utilisé pour l’établissement des valeurs limites d’exposition des personnes dans le but de lutter contre les effets délétères des radiofréquences sur la santé.

Je rappelle qu’en 2011, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’OMS a évalué que les ondes électromagnétiques venant des téléphones portables étaient des  » cancérogènes possibles » (catégorie 2B).
Les dégâts des ondes pourrissent la vie de certaines personnes électrohypersensibles. Il est grand temps aussi que leur souffrance soit reconnue comme une maladie et qu’elles puissent être traitées comme il se doit pour soigner les maux dont elles souffrent.
De plus, alors qu’on observe dans certaines communes françaises, des pics d’exposition jusqu’à 10 volts par mètre (V/m), il est grand temps que la France applique les recommandations du Conseil de l’Europe qui demande de fixer à 0,6 volt par mètre (V/m) la limite réglementaire. Une limite qui avait été proposée par Laurence Abeille dans son projet de loi sur les ondes en 2015 mais à laquelle les députés Les Républicains s’étaient opposés. Combien de temps encore vont-ils nous faire croire qu’ils ne savaient rien ? »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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