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Explosion des maladies chroniques: notre qualité de vie n’est pas négociable

01 Juin 2012

Communiqués, Medias

C’est une étude publiée ce vendredi 1er juin dans la revue médicale The Lancet Oncology qui le dit : les cas de cancers dans le monde devraient augmenter de 75% d’ici à 2030 et de 93% dans les pays les plus pauvres.

Pour Michèle Rivasi, députée européenne EELV, cette nouvelle, aussi effrayante soit-elle, n’est pas une surprise.

«Les écologistes alertent depuis des années sur la crise sanitaire qui nous guette. Après la crise du climat, de l’énergie et de la biodiversité, la crise sanitaire est le quatrième volet majeur de la crise écologique. Les maladies chroniques comme le cancer mais également le diabète, l’obésité, l’asthme, les allergies, les maladies neurologiques et cardio-vasculaires sont souvent liées à nos modes de vie et à notre environnement. Nous sommes en effet exposés à un redoutable cocktail de produits chimiques, pesticides, perturbateurs endocriniens et autres substances, qui rendent malades parfois des années plus tard».

«Nous devons impérativement revoir nos modes de vie et de consommation, continuer à lutter contre les pollutions qui nous empoisonnement à petit feu. Je me réjouis donc de la volonté de notre nouveau ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll de retirer l’autorisation de mise sur le marché du pesticide Cruiser OSR dans son usage pour le colza. Ce produit nuit aux abeilles, rendues incapables de s’orienter et de retrouver leur ruche, mais également aux travailleurs et riverains exposés à ce dangereux produit»,
ajoute l’eurodéputée verte.

«C’est pourquoi, en cette période d’élections législatives, j’apporte tout mon soutien aux candidats d’Europe Ecologie- Les Verts qui se battent pour faire entendre ces messages liés à l’urgence environnementale et sanitaire. Seules nos propositions sont à même de s’attaquer aux racines du problème: ce ne sont pas quelques mesurettes qui rétabliront la qualité de vie que nous sommes en train de sacrifier par manque de volonté», conclut-elle.

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One Response to “Explosion des maladies chroniques: notre qualité de vie n’est pas négociable”

  1. C Tardif dit :

    N’oubliez pas la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive).
    Cette autre maladie respiratoire sera la 3e cause de mortalite en 2020.
    Elle est due pour environ 90% au tabac et pour 10% aux autres empoussierages
    (professionels…). C’est donc une maladie qui, comme les cancers broncho pulmonaires, pourrait etre prevenue (taxes, informations, et lutte contre le lobby des firmes « tobacco compagnies » qui attaquent tres fort l’Asie et l’Afrique , lire aussi Le Monde). J’en profite pour rappeler que le cannabis se consomme en le fumant, melange au tabac et qu’il a lui meme, seul, des effets destructeurs sur les voies respiratoires qui vont s’ajouter a ceux du tabac. Connaissant ses effets « comportementaux » (passivite, desinteret, demobilisation) sa liberalisation ne serait pas un signal correct !
    Cordialement.
    Catherine Tardif
    (passivite, desinteret, demobilisation…), le signal de son eventuelle depenalisation, tel quel, ne serait pas une bonne chose

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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