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Étiquetage alimentaire: la vaste supercherie de l’étude en « conditions réelles d’achat »

05 Oct 2016

Communiqués, Medias

Une étude en « conditions réelles d’achat » a été lancée par le Ministère de la santé pour comparer 4 systèmes d’étiquetage alimentaire dans 10 supermarchés, sous la houlette d’un comité de pilotage et d’un comité scientifique illégitimes. Une initiative lancée sous la pression et organisée par les industriels de l’agroalimentaire mais qui doit être abandonnée comme nous le demandons dans cette pétition qui a déjà récolté plus de 230 000 signatures.

En effet, cette étude comparative est illégitime et organisée dans des conditions désastreuses comme le montre un article du Monde de ce mercredi 5 octobre.

Réaction de Michèle Rivasi, députée écologiste au Parlement européen :

« Le Comité de pilotage et le comité scientifique qui supervisent l’étude en conditions réelles sont truffé de conflits d’intérêts. Le co-Président du comité de pilotage n’est autre que Christian Babusiaux qui est aussi président du Fonds français pour l’alimentation et la santé (FFAS), un fonds financé par les géants de l’agroalimentaire quand d’autres membres de ce même comité sont tout simplement des représentants de l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA) ouvertement opposée au logo cinq couleurs. Quant au comité scientifique, le journal Le Monde estime que 6 des 10 membres sont en conflits d’intérêts.

Cette étude comparée est illégitime puisque des études indépendantes ont déjà été réalisées et ont montré la supériorité du logo cinq couleurs. C’est le cas d’une étude publiée dans la revue Nutrients en août 2015 sur 14 230 adultes pour comparer l’efficacité de quatre étiquetages nutritionnels différents qui a clairement montré que le logo cinq couleurs est « le mieux compris chez l’ensemble des individus.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) ont tiré les mêmes conclusions en 2015.
Cette nouvelle étude n’est donc qu’une vaste supercherie organisée par l’industrie agroalimentaire avec la complicité du Ministère de la santé et elle doit être abandonnée.

L’article du Monde d’aujourd’hui révèle en plus que de nombreux produits ne sont toujours pas étiquetés dans les magasins choisis pour l’expérimentation. Nous avons assez perdu de temps sur ce dossier. Il faut maintenant au plus vite mettre en place le logo cinq-couleurs ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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