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Ebola: tirer les leçons des erreurs pour mieux gérer les crises sanitaires à l’avenir

27 Oct 2015

Communiqués, Medias

Le Parlement européen vient d’adopter le rapport de l’eurodéputé Charles Goerens sur les leçons à long terme et les manières de renforcer les systèmes de santé des pays en développement afin de prévenir les crises sanitaires à l’avenir.

Réaction de l’eurodéputée écologiste Michèle RIVASI, vice-Présidente du Groupe des Verts/ALE: « Alors que la crise du virus Ebola n’apparaît plus dans les média, elle se fait pourtant toujours ressentir dans les trois pays qui ont été affectés: Liberia, Sierra Leone et Guinée (où 3 nouveaux cas ont été découverts la semaine dernière). Tout d’abord, car les systèmes de santé sont exsangues: des nouvelles infrastructures de santé ont été construites, notamment grâce à l’aide européenne et celle des Etats- membres qui s’est élevée à 1.9 milliards d’euros, mais le manque de personnel soignant reste toujours une préoccupation majeure. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le virus persiste dans le sperme plusieurs mois après la guérison, il y a donc toujours un risque de contamination suite à des rapports sexuels. Enfin, une infirmière britannique, qui avait été contaminée puis guérie du virus Ebola en janvier, a été récemment hospitalisée après que le virus se soit réactivé. Il s’agit donc bien d’un virus dormant qui doit mériter toute notre vigilance: le combat contre le virus est loin d’être gagné! ».

« Fait important, le rapport reconnaît la responsabilité des programmes d’ajustement structurels imposés par le FMI et la Banque mondiale, qui exigeaient des réductions budgétaires dans le secteur public et ont mené au délitement des systèmes de santé. C’est pourquoi le Parlement européen appelle la Commission à renforcer ses engagements dans ce domaine, en consacrant 20% du Fonds européen de développement au renforcement des systèmes de santé et à la formation du personnel médical ».

« À noter aussi, le Parlement européen a tenu à critiquer les risques liées à la brevetabilité des traitements, médicaments ou vaccins: on ne peut pas cautionner que de l’argent public investi dans des partenariats public-privé mènent à des brevets qui empêcheraient les populations concernées d’avoir accès aux traitements. La marchandisation de la santé est incompatible avec la bonne gestion d’une crise sanitaire majeure ».

Et Michèle RIVASI de conclure: « Le rapport fait aussi la part belle à l’action des ONG, de Médecins sans frontières à la Croix-Rouge, et souligne l’importance de leur réactivité dans la gestion de crise, alors que les institutions n’avaient rien vu venir. L’occasion pour moi de les remercier encore pour l’action de leur personnel, au risque de leur vie ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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