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Diesel & Cancers: il y a urgence à sortir de l’impasse automobile

13 Juin 2012

Communiqués, Medias

Les gaz d’échappements des moteurs diesel sont désormais classés parmi les cancérogènes certains pour les humains par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC), l’agence pour le cancer de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Si cette reconnaissance tardive est bienvenue, il y a urgence à agir pour sortir de l’impasse dans laquelle la France s’est engouffrée.

Pour Michèle RIVASI, députée européenne vice-présidente du groupe des Verts-ALE, l’industrie automobile française tout comme les autorités publiques doivent réagir rapidement: « Rendez-vous compte que cela fait depuis 1988 que les émissions de moteur diesel sont classées comme cancérogènes probables. Pourtant, c’est dans les années 1990 que l’Etat français a décidé de favoriser ce carburant plus sale que l’essence par une politique fiscale avantageuse: désormais le diesel équipe 65% du parc automobile contre à peine plus du quart en 1995. Par ailleurs 80% du carburant vendu en France est du diesel, ce qui place notre pays en tête des pays équipés en moteurs diesel. Ce n’est pas étonnant que la France se retrouve aujourd’hui en contentieux avec la Commission européenne qui la menace de sanctions pour non respect des normes d’émission de particules fines« .

Et Michèle RIVASI d’insister sur les mensonges entourant le diesel: « Contrairement au discours général, nous devons nous méfier de l’avantage supposé des filtres à particules car ils ne sont efficaces qu’à partir d’une certaine température…que la circulation en ville ne permet d’atteindre alors que c’est là que nous sommes les plus exposés. L’explosion de l’asthme juvénile et d’autres affections respiratoires dans nos villes est la conséquence de la politique automobile menée en France. Et il n’y a pas que les maladies pulmonaires qui nous guettent: le lien entre maladies neurodégénératives et l’exposition aux particules fines a été établi chez l’homme ».

Les conclusions sont évidentes pour l’élue écologiste: « Le diesel a été favorisé par la lutte contre le changement climatique car son pouvoir de réchauffement global est inférieur à celui de l’essence: en luttant contre un fléau nous en avons généré un autre. Il faut cesser d’opposer santé et environnement, l’un ne va pas sans l’autre. On voit d’ailleurs là toute l’inconséquence du Grenelle de l’environnement et de son bonus/malus qui aura favorisé une technologie plus néfaste pour la santé que d’autres. Encore une fois, les problèmes de santé publique questionnent notre modèle de société et c’est la raison pour laquelle les écologistes insistent sur l’importance de la réduction du trafic routier et de ses nuisances. Avec des solutions telles que la réduction de la vitesse, la circulation alternée, les péages urbains, la promotion des transports doux et le développement d’un réseau de transports publics accessibles à toutes les personnes et tous les porte monnaies, nous pourrons protéger la santé des citoyens tout en permettant une refondation de l’urbanisme éclaté. J’appelle le gouvernement à cesser de sacrifier les générations futures sur l’autel de la compétitivité ».

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One Response to “Diesel & Cancers: il y a urgence à sortir de l’impasse automobile”

  1. m@nu dit :

    Ok pour qu’on s’occupe du diesel et de ces particules fines cependant ne pas oublier que le sans plomb comporte du Benzène .. très cancérigène !!!

    Il faut OBLIGER les industriels à accentuer leurs efforts ( si efforts il y a réellement ) vers la suppression d’un maximum de polluants.
    En sachant que l’électrique n’est pas LA solution sur le long terme car que fera t-on des batteries ?
    Le mieux étant d’offrir la possibilité aux citoyens de se servir de leur véhicule le moins possible en passant par une politique intelligente des transports en commun.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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